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Des plans d'affaires ont été soumis pour sauver 128 des 970 phares en péril

04/06/2013 08:51 EDT | Actualisé 04/08/2013 05:12 EDT

HALIFAX - Des groupes communautaires et des municipalités de huit provinces ont soumis des plans d'affaire pour tenter de sauver une fraction des phares dorénavant considérés comme inutiles à la navigation par Ottawa.

Au total, 128 plans ont été déposés avant le délai du 1er juin, a confirmé le ministère des Pêcheries du Canada, mardi.

De ce nombre, 50 sont situés en Ontario et 12 autres au Québec, dont ceux de Cap-de-la-Madeleine, d'Havre-Aubert et de l'île Verte, entre autres.

Dans les provinces de l'Atlantique, on compte 29 projets en Nouvelle-Écosse, 20 à l'Île-du-Prince-Édouard, en plus de cinq autres au Nouveau-Brunswick — incluant le phare de Quaco et de cap Jourimain —, et huit à Terre-Neuve.

Deux plans ont été proposés pour des phares du Manitoba, et deux autres pour ceux de la Colombie-Britannique.

Le ministère avait déclaré, il y a cinq ans, que 970 des phares du pays étaient excédentaires, affirmant que les capitaines de navire n'en avaient plus besoin, puisqu'ils dirigent tous désormais leur bateau à l'aide des satellites.

Bien que le délai soit maintenant dépassé, le ministère continuera de recevoir les propositions de plans d'affaires pendant les deux prochaines années, a indiqué le porte-parole du gouvernement fédéral, Andrew Anderson. Il a également soutenu que le gouvernement n'avait pas l'intention de se lancer sous peu dans des travaux de démolition, pas plus qu'il ne souhaitait les vendre dans l'immédiat.

M. Anderson a souligné qu'Ottawa était très sensible à «l'immense importance historique de certains d'entre eux», ajoutant que si des communautés étaient intéressées à en reprendre la responsabilité pour développer l'économie locale, le gouvernement ne s'y opposerait pas, loin s'en faut, a-t-il soutenu.

Un récent inventaire a permis de révéler que certains phares figurant sur la liste de départ avaient déjà été démolis, ou encore tombaient en ruines, a expliqué M. Anderson.

Le ministère des Pêcheries a été, la semaine dernière, la cible de sévères critiques de la part de trois groupes de conservation, qui ont fait valoir que le processus du transfert de propriété des phares en surplus — en vertu de la Loi sur la protection des phares patrimoniaux —, était largement inefficace.

Le président de la société de préservation des phares de Nouvelle-Écosse, Barry MacDonald, a soutenu que la loi ne permettrait pas de protéger les phares les plus anciens du pays, puisque leur entretien était trop coûteux à assurer sans un soutien fédéral.

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