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De la place, mais plus beaucoup

04/06/2013 10:46 EDT | Actualisé 04/08/2013 05:12 EDT

Les équipes ont pris place au bord du circuit Gilles-Villeneuve dans les petits garages mis à leur disposition, mardi, en vue du Grand Prix du Canada. Elles ont apporté cette année près de 30 tonnes de matériel.

Un texte de Philippe Crépeau

Dickie Stanford, chef des opérations de l'équipe Williams, nous a fait faire le tour du propriétaire et force est de constater qu'il n'y a plus beaucoup d'espace pour manœuvrer.

« Et dire qu'avant, on préparait les voitures au bout du bassin olympique. Ça a bien changé, se souvient Stanford. Et derrière les garages, ils ont rajouté des tentes, mais quand il pleut, il faut protéger le matériel, c'est problématique. Je n'ai pas vu les plans des nouvelles installations, mais les garages sont maintenant trop petits. »

Par terre, les morceaux de la voiture empilés dans tous les coins. Dickie Stanford vient à Montréal depuis 1985. Il a vu la F1 changer, grossir, au point qu'il cherche chaque année à se servir de l'espace qu'on lui donne.

« Partout où il y a un peu d'espace, j'installe une étagère pour ranger du matériel », ajoute-t-il.  

À quelques mètres de là, au pied de la tour de contrôle, on installe le grand podium F1. Une toute nouvelle structure qu'on transporte maintenant de course en course. Encore une fois, il a fallu créer de l'espace pour le construire.

« Il est plus technologique, avec des écrans intégrés. Et ce que ça a fait, c'est qu'on a dû agrandir la plate-forme qui accueille le podium, il est beaucoup plus volumineux que le précédent », précise Françpois Dumontier, promoteur du Grand Prix du Canada.

Trouver des trucs pour offrir toujours plus de la place, c'est le défi de François Dumontier.

En attendant le feu vert du gouvernement fédéral, la signature de l'entente et les travaux d'agrandissement, les équipes iront à petits pas entre les murs pour ne pas abimer les voitures. Dickie Stanford a hâte que ça se règle et qu'il ait un peu plus d'espace pour toutes ses boîtes.

Mais peu importe l'espace, ou le nombre de pas à faire entre le garage et la zone hospitalité de son équipe, il se sent bien à Montréal, même à l'étroit.

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