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Chrysler refuse de rappeler 2,7 millions de Jeep comme le veulent les USA

04/06/2013 03:18 EDT | Actualisé 04/08/2013 05:12 EDT

Le constructeur automobile américain Chrysler (groupe Fiat) s'est dit mardi en désaccord avec l'agence de sécurité routière aux Etats-Unis, qui lui demande de rappeler 2,7 millions de 4X4 Jeep à cause d'accidents mortels provoqués par des incendies de réservoirs.

L'agence de sécurité routière américaine (NHTSA) a publié lundi une lettre demandant au constructeur américain de rappeler "des Jeep Grand Cherokee modèles 1993 à 2004, ainsi que des Jeep Liberty modèles 2002 à 2007", soit un total "d'environ 2,7 millions de véhicules", explique Chrysler dans un communiqué.

"Chrysler Group collabore et transmet des données avec la NHTSA sur ce sujet depuis septembre 2010. L'entreprise n'est pas d'accord avec les conclusions de la NHTSA et n'a pas l'intention de rappeler les véhicules concernés", ajoute le communiqué.

Dans cette lettre obtenue mardi par l'AFP, la NHTSA indique qu'après une enquête informelle ouverte en 2010, elle a lancé il y a un an une enquête formelle concernant la sécurité des réservoirs à essence des véhicules en question "en cas de collision arrière".

Cette enquête a "révélé de nombreux cas de décès et blessures liés à des incendies" du réservoir et la NHTSA demande "par conséquent à Chrysler de rappeler ces véhicules".

La NHTSA affirme avoir connaissance d'au moins 32 accident avec impact par l'arrière ayant entraîné un incendie du réservoir sur des Grand Cherokee, des collisions ayant fait "44 morts", et "au moins cinq accidents mortels lors de collisions par l'arrière sur des Jeep Liberty ayant entraîné 7 décès".

Un porte-parole de Chrysler interrogé par l'AFP a évoqué pour sa part 21 décès liés à des accidents sur des véhicules en relation avec l'enquête de la NHTSA.

Si en poursuivant leur dialogue Chrysler et la NHTSA ne parviennent pas à se mettre d'accord, la NHTSA peut initier une procédure qui passe par des auditions publiques au cours desquelles l'agence gouvernementale et le constructeur présentent leurs arguments et où des associations de consommateurs et autres groupements d'intérêt peuvent intervenir.

La décision finale d'ordonner ou non un rappel revient alors à l'administrateur de la NHTSA.

ved/sl

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