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Wall Street finit en hausse, accueillant d'un bon oeil de mauvais chiffres

03/06/2013 04:53 EDT | Actualisé 03/08/2013 05:12 EDT

Wall Street a fini en hausse lundi, accueillant des chiffres économiques décevants aux Etats-Unis comme un signe du maintien de la politique de soutien exceptionnelle à l'économie menée par la banque centrale américaine: le Dow Jones a gagné 0,92% et le Nasdaq 0,27%.

Selon les résultats définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average s'est adjugé 138,46 points à 15.254,03 points et le Nasdaq 9,46 points à 3.465,37 points, après une séance passée en grande partie dans le rouge.

Le Standard & Poor's 500 a avancé de 0,59% (+9,68 points) à 1.640,42 points.

Après une trajectoire en dents de scie, les grands indices new-yorkais ont nettement regagné du terrain en toute fin d'échanges, dans un marché marqué par une forte volatilité.

Ces hésitations initiales traduisaient les doutes des investisseurs concernant "la signification des chiffres qui ont été publiés ce matin et leurs implications pour le marché", a noté Dan Greenhaus, gestionnaire de portefeuilles pour BTIG.

L'activité des industries manufacturières américaines s'est contractée contre toute attente en mai pour la première fois depuis novembre, selon un indice publié par l'association professionnelle ISM. Il s'est établi à 49%, sous le seuil de 50%, marquant la limite entre hausse et contraction de l'activité, pour la première fois depuis six mois.

"Alors que des indicateurs tendaient à montrer que la période de ralentissement de la croissance américaine touchait à sa fin, l'indice manufacturier ISM montre une nette faiblesse" de l'activité, a relevé Harm Bandholz, économiste de UniCredit Research.

D'autre part, dans la construction, les dépenses ont moins progressé que prévu en avril, avançant de 0,4% sur un an par rapport à mars, soit moins de la moitié de la hausse attendue par les analystes (+1,1%).

Loin de faire plonger le marché dans le rouge, ces indicateurs peu brillants ont accentué l'appétit des acheteurs pour le marché des actions.

"Economiquement, ils ne sont pas bons, mais ils semblent aussi indiquer que la Réserve fédérale (Fed) va pouvoir rester dans le jeu".

Des commentaires du président de la Fed, Ben Bernanke, ont renforcé ces dernières semaines les attentes d'un ralentissement anticipé des mesures exceptionnelles de soutien de l'institution à l'économie en cas d'amélioration durable de la conjoncture. Or l'essor de Wall Street ces derniers mois est largement dû à ses injections de liquidités dans le circuit financier américain.

Le marché obligataire a progressé. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a reculé à 2,134% contre 2,164% vendredi soir, et celui à 30 ans à 3,276% contre 3,308%.

ppa/sl/rap

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