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USA: le tireur de Fort Hood assurera lui-même sa défense lors du procès

03/06/2013 02:57 EDT | Actualisé 03/08/2013 05:12 EDT

L'ancien psychiatre de l'armée américaine accusé d'avoir tué 13 personnes en novembre 2009 sur la base militaire de Fort Hood au Texas (sud) assurera lui-même sa défense, a tranché la juge colonel Tara Osborn lundi.

Le commandant Nidal Hasan, 42 ans, né en Virginie (est) de parents palestiniens, est aussi accusé d'avoir blessé 32 personnes lors de ce massacre. Il risque la peine de mort s'il est reconnu coupable.

"Il est extrêmement rare pour un accusé d'assurer lui-même sa défense dans un procès pour meurtre où il encourt la peine capitale devant un tribunal militaire", a indiqué à l'AFP Morris Davis, professeur de droit à l'Université Howard et colonel de l'armée de l'air (Air Force) à la retraite.

La juge Osborn "ne laissera pas (Hasan) faire de ce procès une vaste farce", a-t-il ajouté. "Elle fera aussi en sorte qu'il soit bien clair que (Hasan) comprenne ce qu'il fait et reconnaisse les conséquences et les risques d'être son propre avocat, afin qu'il n'y ait pas de procédure d'appel par la suite".

La décision du juge d'accepter que l'accusé se défende lui-même intervient deux jours avant le début de la sélection du jury, mercredi. Celle-ci devrait prendre quatre semaines.

En janvier, la justice avait rejeté la requête de Hasan de ne pas encourir la peine capitale pour son procès qui doit s'ouvrir en juillet et pourrait durer plusieurs mois.

Hasan est devenu paraplégique après avoir reçu une balle lors de l'échange de tirs sur la base de Fort Hood. Considéré comme un "loup solitaire" d'Al-Qaïda, il a été reconnu par de nombreux témoins comme la personne ayant ouvert le feu au hasard, aussi bien sur ses collègues que sur des civils, en criant "Allah akbar!" ("Dieu est grand").

Le drame avait créé un choc dans l'opinion américaine. Le haut commandement de l'armée avait été soumis à d'intenses critiques pour avoir ignoré des signes avant-coureurs dans le comportement de Hasan qui, selon le FBI, correspondait par courriel avec l'imam radical Anouar Al-Aulaqui, tué dans une attaque de drone au Yémen en septembre 2011.

Son procès a été reporté à plusieurs reprises, notamment en raison d'une longue bataille sur son droit ou non à porter une barbe alors qu'il va comparaître en uniforme devant une cour martiale.

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