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Les joueurs à l'attaque des Alouettes doivent apprendre rapidement

03/06/2013 05:44 EDT | Actualisé 03/08/2013 05:12 EDT

SHERBROOKE, Qc - Avec l'arrivée en poste d'un tout nouveau personnel d'entraîneurs sous la gouverne de Dan Hawkins, plusieurs chambardements étaient à prévoir pour les joueurs des Alouettes de Montréal. Parmi ceux-là, l'attaque, qui devra apprendre un nouveau livre de jeux pendant le présent camp d'entraînement.

Mike Miller, l'adjoint à l'entraîneur-chef, coordonnateur à l'attaque et entraîneur des quarts, et Hawkins ont devisé de nouvelles stratégies offensives pour tenter de remporter la coupe Grey, stratégies que devront rapidement assimiler les joueurs de l'unité offensive.

Au cours des prochains jours, Miller présentera ces nouveaux jeux aux joueurs, lors des réunions quotidiennes tenues en soirée. Par la suite, ces jeux seront exécutés en séance de positionnement (les fameux «walkthrough») au début du premier entraînement matinal, avant d'être répétés, encore et encore.

«Dans chaque transition, il faut s'attendre à rencontrer quelques obstacles, c'est prévisible, a imagé Miller. On tente de faire ça en douceur, petit à petit, afin que les gars soient confortables.»

À chaque jour, Miller ajoutera des jeux et des formations différentes afin que les joueurs puissent les assimiler à petites doses. De tout cet éventail de jeux — quelques centaines — les joueurs devront ensuite en apprendre de 40 à 60 pour chacun des 18 matchs de la saison.

Si la tâche peut sembler colossale, les joueurs des Alouettes l'abordent plutôt avec philosophie. Pour le centre Luc Brodeur-Jourdain, c'est la pédagogie des entraîneurs qui se veut l'élément-clé de tout ce processus.

«Je pense qu'a priori, ce sont les capacités à expliquer des entraîneurs qui entrent en ligne de compte, a expliqué le vétéran de quatre saisons dans la LCF. C'est facile quand tu as des entraîneurs qui expriment clairement ce qu'ils attendent des joueurs sur le terrain, comme sur la ligne à l'attaque avec Frank Verducci. C'est un gars avec qui c'est noir ou c'est blanc, mais jamais gris. Quand il y a une zone grise, qu'il voit qu'il y a place à interprétation, il s'arrange pour rapidement nous trouver une réponse précise afin qu'on sache exactement ce qu'on doit faire.»

«À dire vrai, ce n'est pas tellement difficile, a pour sa part déclaré le receveur de passes Brandon London. J'en suis à ma quatrième équipe professionnelle, alors j'ai vu plusieurs livres de jeux. Plusieurs de ces jeux sont en fait le même concept avec quelques variables, ils ne font que porter de nouveaux noms. C'est une question de terminologie. Il s'agit d'apprendre les petites nuances qui démarquent ces jeux de ceux des entraîneurs précédents. Le secret, c'est de les répéter plusieurs fois afin que ça devienne un automatisme.»

Évidemment, après seulement quatre entraînements, les automatismes ne sont pas encore au rendez-vous.

«C'est très loin d'être parfait, on a beaucoup d'ajustements à faire. Mais pour éviter de nous mettre dans des situations où on pourrait hésiter, il y a beaucoup de termes que l'on utilisait antérieurement qui sont réutilisés par les nouveaux entraîneurs. Afin de faciliter la transition, plusieurs des schémas ou mouvements qui avaient été baptisés sous Mark Trestman ont gardé le même nom. Comme on a 11 nouveaux entraîneurs, c'est plus facile pour eux d'apprendre le langage de 70 joueurs que le contraire.»

Malgré l'ampleur du travail qui l'attend, l'entraîneur Hawkins note une belle progression.

«Ils se tirent bien d'affaires, a-t-il dit du campus de l'université Bishop's, à Sherbrooke, où les Alouettes tiennent leur camp d'entraînement. Déjà, au mini-camp d'Orlando, nous avions travaillé pas mal là-dessus et déjà, plusieurs des jeux sont plutôt bien exécutés.»

Le principal intéressé, le quart Anthony Calvillo, ne s'en fait pas outre mesure. Il est persuadé que ses coéquipiers seront prêts pour le premier match de la saison. De toute façon, il doit travailler aussi fort qu'eux pour assimiler tout ça.

«Contrairement à ce qu'on pourrait croire, on ne me consulte pas pour ce genre de choses, a dit le vétéran de 19 saisons. Les entraîneurs-chef et les coordonnateurs à l'attaque sont toujours ceux qui sont venus me voir avec les jeux, pas le contraire. Je m'asseois et les laisse me montrer tout cela. Je peux donner mon opinion, mais ce sont toujours eux qui décident: ce sont eux les meneurs de notre attaque. Ensuite, c'est à nous d'exécuter les jeux.»

Les Alouettes disputeront deux matchs préparatoires, les 13 et 20 juin, afin de vérifier jusqu'à quel point l'apprentissage de ce nouveau catalogue de jeux est maîtrisé. Ils pourront ensuite peaufiner l'attaque pour leur premier match, le 27 juin, à Winnipeg. D'ici là, les joueurs disposeront de deux entraînements par jour pendant presque toute la durée du camp, en plus de toutes les réunions quotidiennes, pour s'assurer de connaître tous ces jeux sur le bout des doigts.

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