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Construction: conflit à l'horizon

03/06/2013 07:08 EDT | Actualisé 03/08/2013 05:12 EDT
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La menace d'une grève ou d'un lock-out dans l'industrie de la construction au Québec prend de l'ampleur. L'Association de la construction du Québec (ACQ) poursuit sa tournée provinciale à Saguenay et Sept-Îles aujourd'hui afin d'obtenir un mandat de lock-out de la part des employeurs.

L'ACQ a fait paraître un message dans le quotidien Journal de Montréal dans lequel elle décrie l'impact d'une grève dans son industrie et souhaite trouver une issue à la crise. 

De leur côté, tous les syndicats de la construction ont déjà recueilli des mandats de grève forts au cours des dernières semaines, et l'Alliance syndicale, qui représente 175 000 travailleurs, demande à ses membres de se préparer à un arrêt de travail dès le 17 juin.

Les deux parties s'accusent mutuellement d'intransigeance, mais elles croient encore à la possibilité d'en arriver à une entente. Les horaires de travail et les salaires sont au coeur du litige. Les employeurs tentent notamment d'obtenir des allongements des heures de travail, une obligation de travailler sur six jours sans heures supplémentaires. L'ACQ demande également que les 8 premières heures supplémentaires soient payées à temps et demi alors qu'elles le sont présentement à temps double.

Les travailleurs réclament des augmentations de salaire de 12,7 % au cours des quatre prochaines années, soit 3,7 % la première année et 3 % par année au cours des trois suivantes. La partie patronale estime que ces demandes sont excessives et feront grimper le coût de la construction au Québec.

La partie patronale réclame pour sa part une plus grande mobilité de la main-d'œuvre. Une demande qui suscite l'inquiétude en région où l'on craint que des entrepreneurs de l'extérieur amènent avec eux tous les travailleurs dont ils ont besoin, privant les travailleurs des régions de travail.

Les deux parties souhaitent éviter un conflit de travail - grève ou lock-out - en cette période de grande activité pour l'industrie. Un conflit aurait des conséquences économiques néfastes pour l'ensemble de l'industrie et causerait du tort aux deux partis. Ainsi, les deux partis se sont rencontrés vendredi dernier et des progrès significatifs y auraient été réalisés. 

Tout en fourbissant leurs armes en prévision d'un conflit, l'ACQ et l'Alliance syndicale se rencontreront de nouveau mercredi, jeudi et vendredi dans l'espoir d'éviter un arrêt de travail.

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