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Négos dans la construction: moyens de pression légaux à partir de samedi

01/06/2013 08:18 EDT | Actualisé 01/08/2013 05:12 EDT

MONTRÉAL - Alors que les négociations ont repris pour éviter une grève générale, l'Alliance syndicale qui représente les 175 000 travailleurs de la construction du Québec a le droit, à partir de samedi, d’exercer des moyens de pression.

L’Alliance, qui regroupe les cinq grand syndicats de l'industrie, a déjà indiqué qu’elle déclencherait un débrayage général illimité le 17 juin si aucune entente n’intervient d’ici là.

De son coté, la partie patronale a déjà menacé de recourir rapidement à un lock-out si les pourparlers ne progressent pas.

Vendredi, s’est déroulée une première journée de négociation depuis le 8 mai entre l’Alliance et l’Association de la construction du Québec (ACQ). Selon le porte-parole de l’Alliance, Donald Fortin, cette reprise permet d'entretenir l'espoir quant à une éventuelle entente négociée entre les parties. De nouvelles séances de pourparlers sont prévues.

S’il y avait grève générale, Donald Fortin assure qu'aucun chantier ne serait épargné, faisant allusion aux inquiétudes du maire de Québec, Régis Labeaume. Le maire Labeaume a dit craindre que la construction du nouveau Colisée soit ciblée.

M. Fortin indique que tous les chantiers de construction seraient perturbés, notamment ceux des deux grands hôpitaux de Montréal, et celui de La Romaine, sur la Côte-Nord.

Les négociations dans le secteur de la construction ont commencé le 20 mars. L’Alliance syndicale soupçonne les associations patronales de vouloir retarder volontairement le processus puisque les entrepreneurs économisent quelque 8 millions $ par semaine en augmentations de salaire non versées, pour un total de près de 30 millions $ jusqu’ici.

Les employeurs tentent notamment d’obtenir des allongements des heures de travail, l’obligation de travailler sur six jours sans temps supplémentaire, le remplacement des heures supplémentaires payées en double par du «temps et demi» ainsi qu’une mobilité provinciale sans restriction de la main-d’oeuvre.<

Les demandes syndicales, incluant les salaires et les avantages sociaux, représentent une hausse de 1,40 $ de l’heure, soit une augmentation de 4 pour cent.

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