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Premier débat présidentielle en Iran

31/05/2013 10:16 EDT | Actualisé 31/07/2013 05:12 EDT

En Iran, les huit candidats à l'élection présidentielle du 14 juin ont débattu des problèmes économiques du pays, vendredi, lors d'un débat télévisé, le premier d'une série de trois et l'un des rares moments de liberté dans une campagne très codifiée.

Un candidat conservateur a appelé à une « réconciliation avec le monde » pour résorber le taux de chômage élevé et l'inflation en Iran.

Le candidat Ali Akbar Velayati, un important conseiller du Guide suprême, a estimé que l'Iran ne pouvait développer son plein potentiel sans améliorer ses relations avec les pays voisins et le reste du monde.

L'économie iranienne est en difficulté, en partie à cause des sanctions internationales liées au programme nucléaire contesté de l'Iran.

Peu de candidats ont fait référence aux sanctions lors du débat. L'un d'entre eux, Mohsen Rezaei, ancien commandant de la garde révolutionnaire, a déclaré que l'Iran devait trouver une « solution logique » aux sanctions afin de juguler l'inflation.

Tous se sont néanmoins mis d'accord pour critiquer la politique économique de Mahmoud Ahmadinejad.

L'Iran fait face à un taux d'inflation de 30 % et à un taux de chômage de 14 %.

Formule controversée

Plusieurs candidats ont par ailleurs exprimé en direct leur mécontentement quant au format d'un débat télévisé.

Mohammad Reza Aref, un réformateur, Hassan Rohani, un modéré, et Mohsen Rezaie, un conservateur, ont tous critiqué le format du débat, qui ne laissait aux candidats qu'un temps de réponse très limité aux questions du modérateur.

Les trois candidats frondeurs ne font pas partie des favoris, parmi lesquels figurent Gholam-Ali Haddad-Adel, proche du Guide suprême Ali Khamenei, et Saeed Jalili, négociateur en chef pour le dossier nucléaire.

Les autorités iraniennes craignent manifestement de reproduire les violents échanges verbaux des débats de l'élection présidentielle de 2009, au cours desquels Mahmoud Ahmadinejad, finalement élu, et le candidat réformiste Mir Hossein Moussavi avaient multiplié les attaques personnelles.

Le Conseil des gardiens de la révolution a exclu près de 700 candidatures, dont celles d'Ali Akbar Hachemi Rafsanjani, une figure du camp réformateur, et Esfandiar Rahim Mashaie, considéré comme trop nationaliste.

Mahmoud Ahmadinejad, lui, ne pouvait briguer un troisième mandat consécutif à la tête de l'État.

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