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Le pétrole ouvre en baisse à New York, miné par l'abondance de l'offre

31/05/2013 09:38 EDT | Actualisé 31/07/2013 05:12 EDT

Les cours du pétrole ont ouvert en baisse vendredi à New York, digérant la décision de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) de laisser inchangé son plafond de production de brut, sur fond d'une abondance historique des réserves de brut aux Etats-Unis.

Vers 13H15 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juillet baissait de 95 cents à 92,66 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les prix de l'or noir traduisaient dès l'ouverture l'inquiétude des courtiers face à l'ampleur de l'offre dans le monde et aux Etats-Unis alors que la vigueur de la demande restait incertaine.

Comme attendu, l'Opep, qui se réunissait à Vienne, a décidé vendredi de laisser inchangé son plafond de production de brut, à 30 millions de barils par jour, tout en précisant qu'elle allait continuer à surveiller de près la conjoncture, notamment en Europe, jusqu'à sa prochaine réunion en décembre.

"Ce n'est bien évidemment pas une surprise mais des rumeurs avaient circulé hier sur d'éventuelles réductions de ce plafond, et on voit certains courtiers déchanter ce matin", a relevé Matt Smith, de Schneider Electric.

Avant même le début de la réunion, les délégations avaient soutenu une reconduction de cette limite, y compris l'Iran, qui avait pourtant ce mois-ci répété son appel traditionnel à réduire la production du cartel pour soutenir les cours du brut.

Aux Etats-Unis, les réserves de pétrole ont atteint des niveaux historiques la semaine dernière, à leur plus haut depuis 1982, selon des chiffres hebdomadaires du département américain de l'Energie (DoE) publiés jeudi. Sur une base mensuelle, c'est même un record depuis 1931.

Dans ce contexte, "les prix du pétrole devraient probablement rester sous pression", ont estimé les experts de Commerzbank.

D'autant plus que, sur le front de la demande, les perspectives n'étaient pas brillantes, en plein marasme économique en zone euro et avec des signes de ralentissement de la croissance chinoise.

"L'humeur est vraiment négative sur les marchés financiers à la suite des des mauvais chiffres" du chômage en zone euro et "alors qu'une salve d'indicateurs sont attendus la semaine prochaine" aux Etats-Unis, a noté Matt Smith.

Le chômage a battu un nouveau record dans la zone euro, s'établissant à 12,2% en avril contre 12,1% le mois précédent, et touchant particulièrement les jeunes, selon des chiffres publiés vendredi, un signal peu encourageant pour les perspectives de consommation d'or noir dans la région.

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