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La fatigue rattrape Jonathan Drouin au «combine» de la LNH à Toronto

31/05/2013 10:45 EDT | Actualisé 31/07/2013 05:12 EDT

TORONTO - Comme rite de passage, ça pourrait être pire. Mais il y a peu de place à la dignité ou à l'intimité pour les meilleurs espoirs qui se soumettent à la batterie de tests physiques de la LNH — les fameux «combine» en anglais.

Enlever son t-shirt et se faire mesurer le taux de gras corporel devant une foule d'étrangers n'est pas pour tout le monde. Ni de se faire crier après de continuer de pédaler à fond la caisse sur un vélo stationnaire en ayant le sentiment de gravir l'Everest.

«C'est différent, ça l'est réellement», a avoué l'ailier des Remparts de Québec, Adam Erne, vendredi matin.

«Je ne savais pas à quoi m'attendre comme mise en scène. Tout le monde est proche et vous regarde en souriant.»

L'Américain Erne, classé 26e chez les espoirs nord-américains, avait gardé la forme après la saison en s'entraînant chez lui.

«C'est très différent ici avec un millier de gens qui vous épient et qui crient 'allez, allez, plus vite'. Puis, on vous dit qu'il reste la moitié du test à faire et vous êtes déjà à bout de souffle.»

Drouin épuisé

Cinq jours après avoir aidé les Mooseheads de Halifax à remporter la Coupe Memorial, Jonathan Drouin s'est désisté des tests physiques.

Le jeune hockeyeur québécois n'a presque pas fermé l'oeil depuis dimanche dernier, et la fatigue l'a rattrapé.

Drouin a fait savoir qu'il se soumettra à des tests plus tard pour les équipes qui le désireront.

Son coéquipier Nathan McKinnon et le défenseur Seth Jones, des Winterhawks de Portland, les deux membres du trio de meilleurs espoirs nord-américains, ne se sont également pas prêtés à l'exercice.

Drouin, Mackinnon et Jones se sont affrontés en finale du tournoi de la Coupe Memorial, les deux premiers ayant le meilleur face à Jones, en menant les Mooseheads vers un gain de 6-4.

Jones, un défenseur, est classé espoir numéro un en Amérique du Nord par le bureau central de recrutement de la LNH.

Soulignant que son «corps était usé» d'avoir disputé plus de 90 matchs cette saison, il s'est présenté à Toronto en ayant en main une exemption médicale.

«J'ai soigné de légères blessures tout au long de la saison et je n'estime pas être prêt. J'ai eu une bonne discussion avec mon conseiller et il voyait les choses du même angle.»

Jones a ajouté: «Il y a une différence entre être en forme sur la glace et en forme à l'extérieur».

«Je joue au hockey depuis le mois d'août», a renchéri Mackinnon.

Les trois jeunes joueurs, représentés par le conseiller Pat Brisson, ont passé plusieurs entrevues à leur arrivée à Toronto, jeudi. Jones et Mackinnon ont rencontré 17 équipes. Drouin, un ailier classé troisième espoir, a rencontré 19 équipes.

Environ 100 espoirs participent à ces trois journées d'évaluation psychologique et physique.

Le vrai test

Le véritable test pour tous ces espoirs se déroulera le 30 juin au Prudential Centre de Newark, domicile des Devils du New Jersey.

L'Avalanche du Colorado possède le premier choix de la séance de repêchage. Les Panthers de la Floride, le Lightning de Tampa Bay, les Predators de Nashville et les Hurricanes de la Caroline doivent parler par la suite, dans l'ordre.

«L'Avalanche est dans le siège du conducteur et nous savons que nous aurons tout un joueur que se soit aux positions numéros deux, trois ou quatre», a commenté le directeur général des Panthers, Dale Tallon.

Le d.g. a confié avoir eu des discussions préliminaires avec ses homologues qui pourraient s'intéresser au choix des Panthers.

«On m'appelle pour me demander si nous sommes prêts à nous départir de notre choix, a-t-il dit. Je réponds, 'faites une offre'. Ça commence comme ça, et il se peut que ça ne débloque qu'à quelques minutes de procéder à notre sélection.»

Les équipes de la LNH ne laissent rien au hasard en soumettant les espoirs à une batterie de tests sophistiqués. C'est tout juste si on ne vérifie pas leur dentition!

«Ils sont très difficiles», a admis l'ailier William Carrier, en parlant des tests sur vélo stationnaire.

Carrier, des Screaming Eagles de Cap-Breton, de la LHJMQ, a eu beau s'y préparer pendant deux mois, il n'a rien trouvé d'agréable en les subissant.

Le Montréalais, 18e espoir nord-américain, était heureux que le Canadien ait été une des équipes l'ayant passé en entrevue cette semaine.

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