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Iran: Kerry doute d'un changement sur le nucléaire après la présidentielle

31/05/2013 05:39 EDT | Actualisé 31/07/2013 05:12 EDT

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry s'est de nouveau montré dubitatif vendredi sur la présidentielle en Iran du 14 juin, estimant qu'elle ne changerait probablement rien à la politique nucléaire de Téhéran dans le collimateur de la communauté internationale.

"Je ne m'attends pas à ce que cette élection change le calcul fondamental que fait l'Iran. Le dossier n'est pas entre les mains du nouveau président ou du président (Mahmoud Ahmadinejad). Il est entre les mains du guide suprême (l'ayatollah Ali Khamenei). C'est le guide suprême qui décide au bout du compte", a déclaré M. Kerry devant la presse au département d'Etat.

Il avait déjà dénoncé la semaine dernière, en visite à Tel-Aviv, "le manque de transparence" du prochain scrutin iranien, estimant "hautement improbable" que les huit candidats avalisés, en majorité des fidèles du guide suprême, puissent "incarner un changement".

Les grandes puissances et Israël, qui menace d'une frappe préventive, accusent Téhéran de vouloir fabriquer l'arme atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil, ce que nie catégoriquement l'Iran.

Washington et ses alliés réunis au sein du groupe P5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) négocient depuis des années avec Téhéran une sortie de crise diplomatique et vont "poursuivre tous les efforts pour un règlement pacifique", a assuré M. Kerry.

Mais, a-t-il répété, "l'heure tourne" et "chaque mois qui passe" rend la situation "plus dangereuse".

"La réalité, c'est qu'Israël fera ce qu'il juge nécessaire de faire pour se défendre", a averti M. Kerry, en allusion aux menaces proférées par les Israéliens de frapper les installations nucléaires iraniennes avant que Téhéran ne soit en capacité de se doter de la bombe.

"Les Etats-Unis et d'autres, comme la Russie, la Chine et la communauté internationale l'ont déjà dit: il est inacceptable que l'Iran ait l'arme nucléaire", a martelé le secrétaire d'Etat, répétant la ligne fixée depuis des mois par le président Barack Obama.

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