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Grèce: le FMI débloque une nouvelle part d'aide de 1,7 milliard d'euros

31/05/2013 05:47 EDT | Actualisé 31/07/2013 05:12 EDT

Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé vendredi le déblocage d'une nouvelle tranche d'aide à la Grèce de 1,7 milliard d'euros, dans le cadre du plan de sauvetage du pays mené de concert avec les dirigeants de la zone euro.

Dans un communiqué, le conseil d'administration du FMI, qui représente les 188 Etats-membres, précise que ce versement porte à 6,6 milliards d'euros le montant total accordé à Athènes par le FMI depuis l'annonce du renflouement du pays il y a un an.

Après un premier plan d'aide en 2010, la Grèce avait obtenu au printemps 2012 une ligne de crédit massive d'environ 173 milliards d'euros accordée par la troïka des créanciers (FMI, Commission européenne, Banque centrale européenne) en échange d'un programme d'austérité drastique.

"La Grèce est en bonne voie pour achever son ambitieux plan d'ajustement budgétaire", a commenté la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, citée dans le communiqué.

"La recapitalisation des principales banques et la mise en faillite ordonnée des banques secondaires sont en passe d'être achevées", a-t-elle ajouté.

La patronne du Fonds a toutefois estimé que la lutte contre l'évasion fiscale, un des fléaux du pays, restait une "priorité essentielle", ajoutant que les autorités grecques devaient dans le même temps "résister" aux pressions les poussant à réduire les impôts, à l'heure où l'austérité continue d'être vivement contestée dans le pays.

Le FMI, qui participe à hauteur de 28 milliards d'euros au plan d'aide décidé en 2012, n'avait débloqué les deux précédentes tranches d'aide en janvier qu'à l'issue de longs mois de négociations houleuses avec Athènes et mais également avec ses partenaires européens.

Le Fonds estimait que la Grèce ne respectait pas ses engagements et souhaitait convaincre les Européens d'en faire davantage pour faire baisser le niveau de la dette du pays, jugé "intenable".

Selon l'UE, la dette grecque, qui a reflué l'année dernière à 156,9% du Produit intérieur brut (PIB), devrait repartir à la hausse à 175,2% alors que l'objectif de la troïka est de parvenir à un ratio de 110% en 2022.

Mme Lagarde juge "essentiel" que les Européens respectent leur engagement de "prendre, si nécessaire, de nouvelles mesures d'assistance" pour atteindre cet objectif.

Même si le pays continue à s'enfoncer dans la récession pour la sixième année consécutive, la troïka a récemment relevé des signes d'amélioration.

En visite vendredi à Athènes, le président de l'Eurogroupe Jeroen Djisselbloem a assuré que le pays renouerait avec la croissance en 2014.

Début mai, le FMI avait, lui aussi, reconnu que le pays "avait parcouru un long chemin" en matière de redressement de ses finances et que "l'enjeu majeur" restait "le rétablissement de la confiance" pour que la Grèce renoue avec la croissance.

jt/mdm

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