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Confusion quant à la livraison de missiles russes en Syrie

31/05/2013 08:12 EDT | Actualisé 31/07/2013 05:12 EDT

Les médias russes ont démenti ce que le président Bachar Al-Assad avait implicitement reconnu jeudi. La Syrie n'a pas encore reçu de missiles sol-air S-300 de la part de Moscou, mais il est encore question, selon les autorités russes, « d'honorer le contrat » conclu avec Damas.

Interrogé sur la livraison de ces missiles promis par Moscou, le président Barchar Al-Assad a répondu jeudi dans une entrevue télévisée que « tous les accords passés avec la Russie seront honorés et une partie l'a déjà été dernièrement ».

Mais deux médias russes, Vedomosti et Kommersant, viennent contredire les propos de Damas.

Citant des sources au sein du complexe militaro-industriel russe, le quotidien Vedomosti avance que les quatre batteries de missile achetées par Damas ne pourront peut-être pas être livrées avant la fin de l'année.

Pour sa part, Kommersant avance plutôt le deuxième trimestre de 2014 comme date de livraison des missiles sol-air. C'est sans compter les six mois d'entraînement requis pour manipuler ces armes.

L'agence de presse russe Interfax rajoute à la confusion en affirmant que la livraison des missiles S-300 se fera à l'automne.

« Techniquement, c'est possible, mais cela dépendra beaucoup de la situation dans la région et de la position des pays européens sur la question du règlement du conflit syrien », a précisé à Interfax une source qui travaille au sein des structures chargées des exportations d'armes.

La livraison pourrait même être suspendue, comme cela s'était produit en 2005. Moscou avait alors annulé la transaction de missiles tactiques Iskander après avoir reçu des pressions d'Israël.

Le conseiller diplomatique du président Vladimir Poutine, Iouri Ouchakov, a confirmé vendredi que Moscou honorerait les contrats conclus avec la Syrie. Il juge toutefois très « improbable » la signature d'autres contrats d'armements.

Selon une autre agence de presse, RIA, Moscou serait également en pourparlers afin de fournir dix avions de chasse MiG-29 à Damas.

Bien que Moscou reste évasif quant à la date de livraison de ces armes à Damas, il a justifié mardi son contrat avec la Syrie en stipulant qu'il s'agit d'un facteur de dissuasion contre une intervention extérieure dans le conflit. 

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