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Une lettre menaçante envoyée à Obama dénonce le contrôle des armes à feu

30/05/2013 12:34 EDT | Actualisé 30/07/2013 05:12 EDT

WASHINGTON - Une lettre menaçante envoyée à la Maison-Blanche est semblable aux lettres empoisonnées parlant du contrôle des armes à feu reçues par le maire de New York, l'un des plus fervents défenseurs du contrôle des armes aux États-Unis, ont déclaré des responsables jeudi.

Le Secret Service, l'agence chargée de la protection du président des États-Unis et de sa famille, a indiqué que la lettre était adressée au président Barack Obama et qu'elle avait été interceptée par le service de traitement du courrier de la Maison-Blanche.

Deux lettres semblables portant un tampon de la Louisiane ont été reçues par le maire Michael Bloomberg, à New York et au bureau de son organisation qui milite pour le contrôle des armes à feu à Washington. Les deux lettres contenaient des traces de ricine, un poison mortel.

On ne sait pas pour l'instant si la lettre envoyée au président Obama contenait aussi de la ricine. Elle a été confiée à l'unité antiterroriste du FBI, qui réalisera des analyses et mènera une enquête.

Les deux lettres adressées au maire Bloomberg, qui ont été ouvertes vendredi à New York et dimanche à Washington, contenaient une substance huileuse rose-orangé.

Le chef de la police de New York, Raymond Kelly, a déclaré jeudi que les trois lettres semblaient provenir du même ordinateur.

La lettre envoyée à New York fait référence au débat sur le contrôle des armes à feu. M. Kelly a refusé d'en citer le contenu, affirmant qu'il ne voulait pas jouer le jeu de son auteur.

Il a toutefois résumé le contenu de la lettre par la phrase suivante: «Quiconque viendra me prendre mes armes recevra une balle au visage».

Le maire de New York est devenu l'un des plus fervents militants du contrôle des armes à feu aux États-Unis, profitant à la fois de sa position publique et de ses fonds personnels pour faire avancer la cause qu'il défend.

La lettre envoyée à New York a été ouverte dans le principal centre de traitement du courrier de la ville à Manhattan, dans une boîte de confinement biochimique. Il s'agit de la procédure habituelle pour le courrier adressé au maire Bloomberg.

La deuxième lettre a été ouverte dimanche par Mark Glaze, directeur de Mayors Against Illegal Guns, l'organisation sans but lucratif mise sur pied par Michael Bloomberg.

Selon le syndicat national de la poste, les lettres portaient un tampon de Shreveport, en Louisiane. Le chef de police n'a pas voulu commenter l'origine alléguée des lettres.

Les personnes qui ont été en contact avec les lettres n'ont montré aucun symptôme d'intoxication, mais trois responsables qui ont examiné les documents par la suite ont éprouvé des symptômes mineurs qui ont rapidement disparu.

Le maire Bloomberg a dit ignorer, mercredi, pourquoi les lettres avaient été envoyées.

L'une des lettres «faisait explicitement référence à nos efforts sur les armes à feu, mais il y a 12 000 personnes qui seront tuées cette année par des armes à feu et 19 000 autres qui vont se suicider avec des armes à feu, et nous n'allons pas abandonner nos efforts», a martelé M. Bloomberg, en soulignant qu'il ne se sentait pas menacé.

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