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David Dulac, un étudiant en arts, accusé de menaces sur des enfants pour un projet d'étude

30/05/2013 02:55 EDT | Actualisé 29/07/2013 05:12 EDT
SRC

Un ancien étudiant de l'Université Laval est accusé de menaces de mort et de lésions corporelles à l'endroit d'enfants d'âge scolaire de la région de Québec.

David Dulac avait notamment projeté de kidnapper des enfants en les attirant avec des bonbons avant de les enfermer dans des poches de patates. Il s'agissait pour lui d'un projet de fin d'études en arts visuels.

Les projets artistiques de David Dulac ont mené à son expulsion de l'Université et aux dépôts d'accusations criminelles.

Deux mois après son arrestation, le juge Rosaire Larouche a refusé aujourd'hui que l'ex-étudiant de 24 ans soit remis en liberté dans l'attente de son procès.

Devant le tribunal, la procureure de la Couronne Carmen Rioux a lu le texte écrit par David Dulac qui a fait frémir ses collègues de classe et ses professeurs. Le finissant en arts visuels y affirme vouloir kidnapper le plus d'enfants possible en les attirant dans sa voiture à l'aide de bonbons et des jeux vidéo pour réaliser son projet de fin d'année. 

Le plan consistait par la suite à les enfermer dans des poches de patates, les suspendre au plafond avant de les frapper avec une masse de fer. Le but de « l'oeuvre » était semble-t-il de démontrer comment les enfants vont vieillir dans le monde contemporain pour devenir des adultes amorphes.

Ses professeurs ont pris ses écrits au sérieux puisqu'il avait eu droit à plusieurs avertissements dans le passé.

David Dulac avait été invité à revoir son « cheminement artistique » après avoir fait d'autres travaux d'études. Il avait entre autres présenté un projet d'animation dans lequel on pourrait voir quelqu'un tirer sur des étudiants dans une classe avec un fusil.

Lors d'une autre prestation, le jeune homme s'était automutilé avec un exacto et deux étudiants s'étaient blessés en voulant mettre fin à sa « performance. »

Remise en liberté refusée

Sa mère est venue témoigner jeudi pour tenter de convaincre le juge de le remettre en liberté. Elle a confirmé qu'il avait été expulsé de l'école en deuxième secondaire après avoir menacé la directrice. Sa mère affirmait toutefois que ces coups d'éclat étaient inoffensifs et a décrit son fils comme « le comique de la famille. »

Le juge Rosaire Larouche l'a trouvé moins drôle. Il a refusé de remettre David Dulac en liberté même s'il n'a pas d'antécédents judiciaires.

Le jeune homme a été soumis à des examens psychiatriques au cours des derniers mois qui ont confirmé qu'il est apte à subir un procès. Des spécialistes ont conclu qu'il était tout à fait conscient de ses actes au moment d'élaborer ses « oeuvres. »

Un texte de Yannick Bergeron.