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L'opposition syrienne ne participera pas à Genève 2

30/05/2013 11:29 EDT | Actualisé 30/07/2013 05:12 EDT
AFP

Après une semaine d'ambiguïtés, l'opposition syrienne a finalement tranché jeudi : elle ne participera pas en juin à la Conférence de paix de Genève 2 tant que l'Iran et le mouvement chiite libanais Hezbollah soutiendront le régime de Damas.

Cette décision survient alors que l'armée syrienne, épaulée par les combattants du Hezbollah, a annoncé avoir gagné du terrain contre les rebelles sur plusieurs fronts en Syrie.

La ville de Qousseir, contrôlée à ce jour par les rebelles, est le théâtre d'affrontement depuis une dizaine de jours entre l'opposition et les militaires pro-Assad, appuyés par le Hezbollah.

Perdre Qousseir pourrait s'avérer très grave pour les rebelles puisqu'elle est le principal point de passage des combattants et des armes entre le Liban et la Syrie. Mais cette ville est toute aussi stratégique aux yeux de Damas, car elle se trouve sur la route reliant la capitale au littoral.

Mercredi soir, la Coalition nationale tergiversait encore sur la possibilité de s'asseoir à la même table de négociations que les représentants du président syrien Bachar Al-Assad lors de la Conférence de paix initiée par la Russie et les États.

« Aujourd'hui, les vies des Syriens sont beaucoup plus importantes que n'importe quelle solution politique ou conférence internationale », a insisté M. Sabra, au huitième jour de la réunion de la Coalition à Istanbul. Elle a d'ailleurs lancé un appel d'urgence afin de secourir le millier de civils blessés piégés à Qousseir.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, n'a pas tardé à réagir devant la décision de la Coalition nationale. Il a notamment accusé l'opposition syrienne de saper la conférence de paix en posant des conditions « irréalisables ».

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