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Le régime syrien affirme avoir reçu des missiles anti-aériens russes

30/05/2013 01:53 EDT | Actualisé 30/07/2013 05:12 EDT

BEYROUTH - Le président syrien a annoncé, jeudi, que son gouvernement avait reçu une première livraison de missiles anti-aériens russes sophistiqués, tandis que le principal groupe d'opposition soutenu par les pays occidentaux a déclaré qu'il ne participerait pas aux négociations de paix à Genève.

Ces nouveaux développements représentent un revers majeur dans les efforts de la communauté internationale visant à mettre un terme à la guerre civile dévastatrice en Syrie.

L'annonce du président Bachar el-Assad au sujet des missiles anti-aériens à courte portée S-300, faite lors d'une entrevue avec la chaîne télévisée du Hezbollah libanais, pourrait accroître les tensions dans la région et nuire aux efforts en vue d'une conférence de paix.

Des responsables américains ont toutefois affirmé, sous le couvert de l'anonymat, qu'ils n'avaient aucune preuve montrant que le régime syrien a reçu un chargement de missiles.

Plus tôt cette semaine, le chef de l'armée israélienne, Moshe Yaalon, avait affirmé qu'Israël se tenait prêt à recourir à la force pour empêcher la livraison de missiles anti-aériens en Syrie.

Si elle se confirme, la livraison de missiles surviendrait quelques jours seulement après que l'Union européenne eut levé son embargo sur les armes en Syrie, ouvrant la voie à la livraison d'armes aux rebelles.

L'annonce de la Coalition nationale syrienne de ne pas participer aux discussions de paix soutenues par les États-Unis et la Russie torpille le seul plan de sortie de crise sur lequel la communauté internationale a réussi à se mettre d'accord.

«Les discussions sur une conférence internationale et une solution politique à la situation en Syrie n'a aucun sens face aux massacres qui se déroulent», a déclaré le porte-parole de la coalition, Khalid Saleh, devant les journalistes à Istanbul, où l'opposition mène des discussions d'une semaine pour trouver une stratégie de négociation.

Il a précisé que la coalition ne soutiendrait aucun effort de paix international face à l'«invasion» de la Syrie par l'Iran et le Hezbollah.

La veille, le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Al-Moallem, avait annoncé que le gouvernement participerait aux discussions de Genève, tout en dénonçant les conditions préalables posées par l'opposition.

Plus de 70 000 personnes ont été tuées depuis le début de la guerre en Syrie, il y a 26 mois.

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