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La cote d'Obama en baisse après une série de controverses (sondage)

30/05/2013 12:28 EDT | Actualisé 30/07/2013 05:12 EDT

La cote de confiance du président américain Barack Obama a accusé une baisse notable depuis le début du mois, marqué par une série de controverses liées au fisc, à l'attaque de Benghazi et à la surveillance de journalistes, selon un sondage publié jeudi.

Selon cette livraison de l'enquête Quinnipiac, 49% des personnes interrogées ont une opinion négative de la façon dont M. Obama gouverne, tandis que 45% l'approuvent. Il s'agit d'une inversion par rapport au 1er mai, quand 48% approuvaient la gestion du président et 45% la rejetaient.

Le fisc américain, l'IRS, a reconnu le 10 mai que les demandes de régime fiscal de non-imposition émanant de groupes conservateurs, comme la mouvance d'ultra-droite du "Tea Party", avaient fait l'objet d'un traitement administratif "inapproprié", très long et très approfondi, alors que les groupes de gauche n'avaient pas été soumis au même examen.

L'affaire a déclenché une tempête politique, les républicains y voyant des tentatives d'intimidation de la part de l'administration de M. Obama, dont le "Tea Party" est l'ennemi juré. La Maison Blanche a affirmé qu'elle ignorait tout de ce ciblage et rappelé que l'IRS était une agence indépendante.

Les républicains, qui accusent depuis des mois la Maison Blanche d'avoir cherché à minimiser le caractère "terroriste" de l'attaque de Benghazi (Libye) où quatre Américains dont l'ambassadeur avaient trouvé la mort en septembre 2012, se sont en outre dits confortés par la publication de cent pages de courriels internes montrant l'élaboration d'"éléments de langage" destinés au public après cet attentat.

Et enfin, l'administration s'est retrouvée sur la défensive après la révélation de la saisie de relevés téléphoniques de l'agence Associated Press (AP) et de surveillance d'un journaliste de Fox News, liées à des affaires distinctes de fuites. Les démocrates du Congrès ont depuis exhumé un projet de loi sur la protection des sources des reporters.

Selon Quinnipiac, les personnes interrogées ont une opinion négative de la façon dont M. Obama a géré ces trois dossiers: c'est l'avis de 51% d'entre eux sur Benghazi et l'IRS, et de 55% sur l'affaire AP.

tq/rap

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