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La Banque CIBC étudie les alternatives à son entente avec le programme Aéroplan

30/05/2013 07:28 EDT | Actualisé 30/07/2013 05:12 EDT

TORONTO - La Banque CIBC (TSX:CM) travaille à des options de rechange dans l'éventualité où elle déciderait de ne pas renouveler l'accord de cartes de crédit Aéroplan qu'elle a avec Aimia, qui gère le programme de fidélité.

La banque investit 50 millions $ au cours des quatre prochains trimestres, incluant 30 millions $ avant la fin de l'exercice 2013, pour constituer ces options de rechange, a affirmé jeudi, à des analystes, le président et chef de la direction de la CIBC, Gerry McCaughey.

«Bien que le lancement de la carte alternative entraînerait des coûts à court terme pour la CIBC, nous estimons qu'elle générerait des bénéfices à plus long terme pour nos clients et actionnaires», a soutenu M. McCaughey lors de la conférence téléphonique suivant la publication des résultats du deuxième trimestre.

Mais il n'a pas écarté la possibilité de renouveler le contrat existant avec Aimia (TSX:AIM), une compagnie de récompenses et de fidélisation s'étant alliée à la banque depuis plus de deux décennies pour créer la populaire carte Visa CIBC Aerogold.

«Notre objectif premier est de s'assurer que dans un cas ou dans l'autre, nous offrons à nos clients une carte de crédit de voyages dominante dans le marché», a dit le chef de la direction aux investisseurs et aux analystes.

Pendant ce temps, la Banque Royale du Canada (TSX:RY) dit être déterminée à s'emparer d'une part plus importante du marché des cartes de crédit de fidélisation avec sa Visa Avion si la CIBC ne reconduit pas son entente avec Aimia.

«S'il y a la moindre perturbation sur le marché, cela entraînera une réévaluation par les clients de leur service de cartes de crédit et une étude des différentes propositions», a fait valoir le responsable des services bancaires aux entreprises et aux particuliers de la Banque Royale, David McKay.

Plus tôt jeudi, la CIBC a fait état d'un profit net de 876 millions $ pour le deuxième trimestre, en hausse de huit pour cent par rapport à la période correspondante de l'année précédente, et supérieur aux attentes des analystes.

Le profit du même trimestre l'an dernier avait été de 811 millions $.

Le résultat net par action pour le trimestre clos le 30 avril s'est établi à 2,12 $ — tout comme le bénéfice ajusté par action — soit 4 cents de plus que la projection moyenne des analystes consultés par Thomson Reuters.

L'institution a annoncé une augmentation du dividende trimestriel de 2 cents par action ordinaire, le faisant passer à 96 cents par action. Il sera versé le 29 juillet aux actionnaires inscrits à la clôture du marché le 28 juin.

Les services bancaires de détail et aux entreprises ont enregistré la majeure partie des profits, présentant un résultat net de 604 millions $ au deuxième trimestre. Il s'agit d'une hausse de 48 millions $, ou neuf pour cent, par rapport au résultat net du trimestre correspondant de l'an dernier.

Ses revenus totaux se sont établis à 3,13 milliards $ pour le trimestre, en hausse par rapport à 3,08 milliards $ un an plus tôt.

Malgré ces résultats encourageants, l'action de la CIBC a glissé jeudi de 1,21 $ à la Bourse de Toronto, pour clôturer à 79,22 $.

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