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Candidature olympique : le président de SportAccord approuve la position de Québec

30/05/2013 12:31 EDT | Actualisé 30/07/2013 05:12 EDT

Le président sortant de Sportaccord, Hein Verbruggen, pense que le maire Régis Labeaume a pris une bonne décision, il y a deux ans, en mettant sur la glace le rêve d'une candidature olympique.

M. Verbruggen faisait partie de ceux qui ont recommandé au maire Labeaume de se lancer dans l'aventure des Jeux. Mais après coup, il estime que concentrer les efforts pour attirer d'abord des événements sportifs internationaux (coupes du monde, championnats du monde) était probablement la façon la plus sûre de se bâtir une forte réputation sur le circuit mondial.

« Et en plus, ça compte ! Il faut organiser et organiser beaucoup d'événements avant pour déterminer si on peut faire les Jeux olympiques », ajoute-t-il.

Le CIO recommande d'ailleurs de plus en plus aux villes intéressées à une candidature olympique de faire ses devoirs. Le président de SportAccord considère que Québec s'en tire plutôt bien.

« Pas de montagne, mais un savoir-faire »

Celui qui a été le plus sévère à l'égard d'une candidature de Québec est certainement le président de la Fédération internationale de ski (FIS).

Fin 2010, Gian Franco Kasper a réduit en poussière les espoirs de Québec en écartant définitivement la tenue de l'épreuve de descente masculine sur les pentes de la montagne à Liguori dans Charlevoix.

Malgré tout, le président de la FIS a développé un lien avec Québec au fil des ans. L'hiver dernier, la tenue de l'épreuve de sprint devant le parlement l'a convaincu. Si Québec n'a pas de montagne, elle sait tout de même comment bien faire les choses.

« J'ai prié votre délégation que j'ai rencontrée ici à Saint-Pétersbourg de répéter l'expérience. Ça donne vraiment l'impression à faire de la ville de Québec une véritable ville de sports » affirme Gian Franco Kasper.

La livraison de l'amphithéâtre en juillet 2015 ouvre également la porte au Championnat du monde de Hockey et au Championnat de hockey junior.

Anneau de glace couvert

Mais au goût de certains, la ville de Québec n'a pas encore tous les atouts pour se distinguer complètement. Le président de la Fédération de patinage, Ottavio Cinquanta est catégorique : ce qui manque à Québec, c'est un anneau de glace couvert.

Le président devait rencontrer le maire Labeaume cette semaine. Un rendez-vous manqué en raison du désistement du maire en Russie.

Et puis, il y a ceux qui croient que tout est encore possible à moyen terme. C'est le cas de Walter Sieber, membre du comité olympique canadien (COC). À son avis, Québec demeure en bonne position.

Le retrait de la candidature de la Suisse pour les Jeux d'hiver de 2022 laisse une porte ouverte, surtout si le COC rejette l'idée de déposer une candidature pour les Jeux d'été de 2024 à Toronto.

Le président du COC, Marcel Aubut semble plus résigné. Son désir d'accueillir à Québec des Jeux d'hiver reste bien vivant, mais il respecte le choix du maire Labeaume.

« Je n'ai pas besoin de la comprendre, de l'accepter, oui. Je comprends le maire. Avec un amphithéâtre de 400 millions de dollars et un tramway, un moment donné il va y avoir une indigestion pour les citoyens », affirme M. Aubut.

Il ajoute du même souffle : « Le dossier des Olympiques ne finira jamais ».

Un texte de Louise Boisvert

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