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Au moins 33 Irakiens tués dans une série d'attentats à la bombe

30/05/2013 12:47 EDT | Actualisé 30/07/2013 05:12 EDT

BAGDAD - Une série d'attentats à la bombe a fait au moins 33 morts et des dizaines de blessés en Irak, jeudi.

Le pays fait face à la pire flambée de violences depuis le retrait des troupes américaines en 2011, renforçant les craintes que l'Irak sombre à nouveau dans un cycle de violences intercommunautaires, à l'instar des affrontements qui avaient marqué les années troubles suivant l'invasion des États-Unis.

Plus de 500 personnes ont été tuées à travers le pays en mai et la tension a atteint de nouveaux sommets ces deux dernières semaines. Le mois d'avril a par ailleurs été le plus meurtrier depuis juin 2008, selon un bilan établi par l'ONU, avec plus de 700 morts.

La plupart des déflagrations de jeudi se sont produites dans la capitale, Badgad.

L'explosion d'une voiture piégée a fait quatre victimes dans le quartier chiite de Binouq, dans le nord-est de la ville, tandis que trois autres personnes sont mortes dans un attentat à la bombe au centre-ville, selon la police.

Dans l'est de Bagdad, dans le quartier d'Ur à majorité chiite, une voiture piégée a explosé près d'une patrouille militaire, tuant quatre personnes et faisant 17 blessés, ont indiqué les autorités.

Une bombe placée en bordure de route a également fait trois morts dans le quartier commercial chiite de Karradah, toujours selon la police.

À Shaab, un autre quartier à majorité chiite du nord de Bagdad, l'explosion d'une voiture piégée a tué six personnes et fait 17 blessés.

On rapportait aussi trois morts, dont deux soldats, dans le quartier sunnite d'Azamiyah, également situé dans le nord de Bagdad. Quatorze personnes ont été blessées dans cette attaque à la voiture piégée, survenue près d'un convoi militaire.

À Mossoul, dans le nord de l'Irak, un kamikaze a tué trois personnes en se faisant exploser à un poste contrôle de la police fédérale.

En fin de soirée, mercredi, le premier ministre Nouri al-Maliki a visité des postes de contrôle pendant trois heures dans divers secteurs de Bagdad. De telles inspections illustrent les inquiétudes grandissantes du gouvernement quant à la capacité des forces de l'ordre de contenir la violence qui ravage le pays.

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