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Alex Kovalev espère reporter sa retraite d'une année ou deux en jouant en Europe

30/05/2013 04:39 EDT | Actualisé 30/07/2013 05:12 EDT

MONTRÉAL - C'est contre son gré qu'Alex Kovalev a pris sa retraite de la LNH, en mars dernier, et «l'Artiste» espère encore jouer au hockey pendant une saison ou deux — pas en KHL, mais quelque part en Europe.

C'est ce qu'a indiqué l'ancien attaquant du Canadien de Montréal, des Penguins de Pittsburgh et des Rangers de New York, jeudi, lors d'une conférence de presse visant à annoncer les détails d'une tournée de balle-molle qui permettra d'amasser des fonds pour la Fondation Kovalev et ses amis pour enfants.

Le Russe de 40 ans a dit vouloir terminer sa carrière de hockeyeur professionnel en beauté, dans la ligue nationale d'un pays comme la Suisse ou la Suède.

«Je ne suis pas content de la façon dont ça s'est terminé et les derniers mois ont été difficiles», a-t-il reconnu en faisant allusion aux événements du mois de mars dernier, quand les Panthers de la Floride lui ont fait signer ses papiers de retraite après une série de contre-performances.

«Je veux finir ça à mes conditions, pas aux conditions d'un autre, a-t-il ajouté. J'aimerais jouer pendant au moins deux autres années, en ayant du plaisir. Je ne veux pas jouer si je ne suis pas en mesure de garder le rythme avec les jeunes, mais je suis en bonne forme et j'ai encore le sentiment de pouvoir en donner beaucoup.»

Kovalev a par ailleurs critiqué le style de hockey qu'on pratique dans nos jours dans la LNH et qui, selon lui, n'a ni queue ni tête.

«Ça va à fond de train tout le temps, et on dirait qu'une fois rendus à destination, les joueurs ne savent plus quoi faire avec la rondelle», a-t-il lancé.

«Avant, le hockey était un sport où les joueurs savaient ce qu'ils allaient faire et comment ils allaient s'y prendre. Les joueurs essayaient de se comprendre l'un l'autre et chaque trio faisait quelque chose de différent. C'est comme ça qu'on réussissait à surprendre l'adversaire.

«Mais aujourd'hui, ce n'est pas très agréable de regarder du hockey parce qu'il y a un va-et-vient constant, sans jeux bien ficelés, a continué celui qui a inscrit 1029 points en 1316 matchs en 20 saisons dans la LNH. Et quand un joueur cherche à ralentir le jeu, tout le monde est déboussolé on dirait.»

Invité à commenter les déclarations de Carey Price sur la rançon de la gloire à Montréal, Kovalev a fait remarquer qu'il n'a jamais eu de problèmes à ce titre pendant son séjour avec le Tricolore.

«D'après mon expérience, plus un joueur se rend disponible — par exemple pour signer des autographes pour des enfants — moins on va le déranger, parce qu'on se dit qu'on sait où le trouver quand on a besoin de lui. Mais quand un joueur se cache, on va pratiquement lui sauter dessus quand il sort le bout du nez parce qu'on ne sait pas quand on le verra la prochaine fois», a expliqué Kovalev.

«Généralement, si tu es généreux avec eux, les gens vont te laisser tranquille. Au restaurant ou à l'épicerie, ils vont attendre patiemment le moment propice pour t'aborder. Il s'agit de prendre ça avec calme.»

Kovalev a exprimé de nouveau sa reconnaisance à l'endroit des amateurs de hockey du Québec. C'est ici qu'il estime avoir été le mieux compris en tant que joueur, et il ne l'a pas oublié.

«Des gens (dans la LNH) disaient que je ne travaillais pas sur la glace. Mais les gens de Montréal, parce qu'ils suivent le hockey depuis plusieurs générations, savent que ce n'est pas parce qu'un joueur de hockey ne bouge pas les patins ou les mains rapidement qu'il n'essaie pas. Ils respectaient mon style de jeu, ils savaient ce que j'essayais de faire.

«Quand je connaissais un mauvais match ici, les gens m'encourageaient en me disant qu'ils étaient persuadés que j'allais mieux faire la prochaine fois. C'est ce qui fait que je suis tombé en amour avec les partisans d'ici.»

C'est en partie pourquoi Kovalev revient souvent à Montréal, notamment pour les activités de sa fondation. Cette année, outre son tournoi de golf du 20 août prochain à Terrebonne, une tournée de quatre matchs de balle-molle disputés dans quatre villes permettra d'amasser des fonds.

Les matchs de balle-molle, mettant en vedette des anciens de la LNH et des artistes, auront lieu du 15 août au 18 août à Verdun, Saint-Jean-sur-Richelieu, Saint-Eustache et au stade Gary-Carter à Montréal.

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