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USA: l'ultraconservatrice Michele Bachmann ne briguera pas un 5e mandat

29/05/2013 08:47 EDT | Actualisé 29/07/2013 05:12 EDT

L'ultraconservatrice américaine et coqueluche du Tea Party Michele Bachmann a annoncé mercredi qu'elle ne chercherait pas à être réélue au Congrès en 2014, au terme de son quatrième mandat à Washington, dans une vidéo publiée sur internet.

"A mes yeux, huit ans comme représentant, c'est assez pour un individu dans une même circonscription", déclare l'élue du Minnesota (nord) dans un message diffusé sur son site de campagne et sur YouTube.

Elle y affirme ne pas avoir pris cette décision de peur d'une potentielle défaite, alors que son rival qui l'avait talonnée dans les urnes à l'automne dernier a d'ores et déjà annoncé son intention de retenter de lui arracher le siège.

Elle a aussi balayé l'hypothèse que sa décision puisse être liée à une enquête en cours sur l'utilisation de ses fonds de campagne présidentielle.

Lancée dans la course à la présidentielle, Michele Bachmann s'était retirée en janvier 2012 de la primaire républicaine, après avoir obtenu seulement 5% des voix au premier scrutin organisé dans l'Iowa (centre). A 55 ans à l'époque, considérée comme l'un des piliers de l'ultra-droite chrétienne, elle était la seule femme parmi les sept principaux candidats à briguer l'investiture du parti républicain pour l'élection présidentielle.

Elle réaffirme dans ce message ses valeurs traditionnelles, allant de la famille à son opposition à l'avortement, et critique les politiques de l'administration actuelle, notamment au Moyen-Orient et face à l'islam.

"Hélas, je suis aujourd'hui encore plus préoccupée par le futur de notre pays que je ne l'ai jamais été dans le passé", dit-elle. "Sur de nombreux sujets, nous allons dans la mauvaise direction".

Mais sur un plan personnel, elle estime son avenir "prometteur" et "sans limites".

Il y a une dizaine de jours, elle était réapparue sur la scène médiatique, donnant une conférence de presse devant le Congrès en tant que présidente du groupe des élus du Tea Party. Elle y a dénoncé les récents scandales qui ont éclaboussé l'administration de Barack Obama, notamment l'affaire des services fiscaux qui ont reconnu avoir ciblé certains groupes liés au Tea Party, un mouvement entre autres anti-impôts.

lor/lb

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