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Téléphonie: Washington obtient un droit de regard sur le futur Softbank-Sprint

29/05/2013 09:49 EDT | Actualisé 29/07/2013 05:12 EDT

Les opérateurs de téléphonie japonais Softbank et américain Sprint ont accepté de donner un droit de regard au gouvernement américain sur certaines de leurs activités pour résoudre d'éventuels problèmes de sécurité nationale liés à leur alliance à 20 milliards de dollars.

Les deux groupes ont annoncé mercredi avoir obtenu le feu vert pour leur alliance de la part des autorités américaines chargées des questions de sécurité nationale.

"Le comité sur les investissements étrangers aux Etats-Unis (CFIUS) a terminé son enquête (...) et il n'y a pas de problème de sécurité nationale non résolu", ont-ils indiqué dans leur communiqué, où il disent avoir passé un accord sur ces questions avec les autorités.

D'après un document publié séparément sur le site du gendarme boursier américain (SEC), le gouvernement devra entre autres donner son aval à la nomination d'un des membres du conseil d'administration, qui sera plus spécialement chargé de superviser toutes les questions de sécurité nationale.

Il aura aussi un droit de regard sur les groupes qui fournissent des équipements à Sprint, et a obtenu le retrait d'ici fin décembre 2016 de certains équipements utilisés par sa filiale Clearwire.

Selon la presse, il s'agirait de matériel fourni par le groupe chinois Huawei.

Softbank veut prendre le contrôle de 70% de Sprint et le recapitaliser, mais faisait l'objet d'un examen approfondi en tant qu'étranger voulant investir dans un secteur stratégique (sa cible est le 3e opérateur de téléphonie mobile aux Etats-Unis et a des contrats avec le gouvernement).

Le feu vert des autorités de sécurité américaines est un grand pas en vue de la réalisation de l'alliance, mais sa finalisation n'est toujours pas acquise, car Sprint est aussi l'objet d'une contre-offre du bouquet satellitaire américain Dish Networks.

soe/sl

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