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Le Royaume-Uni s'inquiète de l'utilisation alléguée d'armes chimiques en Syrie

29/05/2013 04:54 EDT | Actualisé 29/07/2013 05:12 EDT

NATIONS UNIES, États-Unis - Le gouvernement britannique a annoncé, mercredi, avoir transmis une lettre au secrétaire général de l'ONU contenant de nouvelles informations sur trois autres incidents impliquant l'utilisation alléguée d'armes chimiques par le régime syrien.

L'ambassadeur du Royaume-Uni à l'ONU, Mark Lyall Grant, a déclaré que son gouvernement continuait de fournir de nouvelles informations au secrétaire général, Ban Ki-moon, et au chef de l'équipe des Nations unies que M. Ban a formée pour enquêter sur l'utilisation alléguée d'armes chimiques en Syrie.

Le gouvernement syrien a déjà demandé au secrétaire général d'enquêter sur une attaque aux armes chimiques supposément commise par les rebelles le 19 mars dans le village de Khan al-Assal, dans la province d'Alep, mais insiste pour que l'enquête ne porte que sur cet incident. Des soldats syriens auraient été tués et blessés dans cette attaque, que les rebelles attribuent aux forces gouvernementales.

Ban Ki-moon insiste pour mener une enquête plus large, qui inclurait notamment un incident survenu en décembre dans la province de Homs, rapporté par la France et le Royaume-Uni. Il a nommé Ake Sellström, un expert suédois des armes chimiques, pour diriger l'enquête de l'ONU, mais le gouvernement syrien empêche son équipe d'entrer dans le pays.

«Nous continuons d'informer le secrétaire général et M. Sellström au sujet de toutes les informations que nous recevons», a déclaré M. Lyall Grant devant les journalistes. «J'ai envoyé un nouvel avis au secrétaire général la semaine dernière.»

Le Foreign Office britannique a précisé que la lettre visait à attirer l'attention de M. Ban sur trois nouvelles allégations d'utilisation d'armes chimiques et demander qu'elles soient incluses dans l'enquête de l'ONU. Ces allégations portent sur des incidents qui seraient survenus en mars et en avril et qui ont déjà été rapportés par certains médias, a ajouté le Foreign Office.

«Le Royaume-Uni est extrêmement préoccupé par les allégations persistantes portant sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie», affirme le Foreign Office dans un communiqué.

Si ces allégations se confirment, elles pourraient accélérer la réponse de la communauté internationale à la guerre en Syrie, qui a déjà fait plus de 70 000 morts en deux ans, selon le bilan établi par les Nations unies.

«Notre point de vue est que toutes les attaques alléguées ont été perpétrées par le gouvernement», a précisé l'ambassadeur britannique à l'ONU. «Nous n'avons aucune information voulant que l'opposition ait accès à des armes chimiques ou qu'elle y ait déjà eu recours.»

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