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La Maison Blanche "pas en position" de confirmer la mort d'un chef taliban

29/05/2013 01:37 EDT | Actualisé 29/07/2013 05:12 EDT

La Maison Blanche a affirmé mercredi qu'elle n'était "pas en position" de confirmer la mort du numéro deux des talibans pakistanais, attribuée de source pakistanaise à un tir de drone américain, malgré les promesses de "transparence" du président Barack Obama en la matière.

"Nous ne sommes pas en position de confirmer cette information relative à la mort de Wali ur-Rehman", a déclaré le porte-parole de M. Obama, Jay Carney, interrogé à ce sujet lors de son point de presse quotidien.

Mais "si cette information était vraie, ou s'avérait correcte, il est utile de noter que sa disparition priverait le TTP, le Tehreek-e-Taliban Pakistan (Mouvement des talibans du Pakistan, ndlr) de son numéro deux et responsable de sa stratégie militaire", a ajouté M. Carney.

"Wali ur-Rehman a participé à des attaques transfrontalières en Afghanistan, contre des soldats américains et de l'Otan, et à des attentats horribles contre des civils et des soldats pakistanais. Et il est recherché en lien avec le meurtre de sept Américains le 30 décembre 2009", a-t-il rappelé, faisant allusion à sept agents de la CIA tués dans un attentat suicide en Afghanistan.

Numéro deux du TTP, Wali ur-Rehman a été tué mercredi dans le Waziristan du Nord par un missile tiré par un drone américain, ont annoncé des responsables pakistanais à l'AFP.

Auparavant, des sources pakistanaises avaient indiqué que Rehman avait probablement été tué par un drone mais qu'elles n'étaient pas encore en mesure de le confirmer à 100%.

Le Waziristan du Nord est une zone tribale pakistanaise proche de la frontière avec l'Afghanistan et qui sert de sanctuaire aux insurgés talibans, afghans et pakistanais et à d'autres groupes liés à Al-Qaïda. Il est régulièrement le théâtre de tirs de drones américains.

Ce tir est le premier depuis l'annonce, la semaine dernière, par M. Obama de nouvelles directives pour encadrer l'usage de ces avions sans pilote qui bombardent principalement les refuges des jihadistes au Yémen et dans les zones tribales du nord-ouest pakistanais.

Le refus de M. Carney de confirmer cette frappe présumée intervient alors que M. Obama avait évoqué, lors d'un grand discours de sécurité nationale jeudi, la nécessité de davantage de "transparence" dans les opérations de son pays contre les extrémistes islamistes.

Cet engagement "ne veut pas dire que nous serons capables de discuter des détails de toutes les opérations antiterroristes, mais cela veut dire qu'il y a des règles en place qui sont publiques et que tous les Américains peuvent examiner", a expliqué mercredi le porte-parole.

tq/are

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