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Hôpital: le savon germicide réduit 44% des infections par staphylocoque doré

29/05/2013 05:17 EDT | Actualisé 29/07/2013 05:12 EDT

Utiliser des savons germicides sur tous les patients en soins intensifs peut réduire jusqu'à 44% des infections par le staphylocoque doré multirésistant aux antibiotiques (SARM), responsable de nombreux décès, selon une étude présentée mercredi.

Le ministère américain de la Santé a testé trois méthodes pour réduire les infections par le SARM dans les hôpitaux et conclu que celle recourant systématiquement à des savons germicides était la plus efficace.

"Cette étude pourrait modifier la pratique clinique dans ce domaine (et) créer un environnement plus sûr pour les malades en milieu hospitalier", souligne le Dr Carolyn Clancy, directrice de l'Agence pour la recherche sur les soins médicaux et la qualité (AHRQ).

L'étude a été menée sur 74.256 patients hospitalisés de 2009 à 2011. Elle est publiée dans le New England Journal of Medicine (NEJM) daté du 30 mai.

Il s'agit de la plus vaste recherche sur la prévention des infections nosocomiales jamais effectuée aux Etats-Unis.

Les chercheurs ont évalué l'efficacité de trois moyens préventifs du SARM: les soins de routine, l'utilisation de savon et crème germicides seulement sur les patients déjà infectés par cet agent pathogène, et l'utilisation de ces produits germicides sur tous les malades de l'unité de soins intensifs.

Outre le fait d'être efficace pour arrêter la propagation du SARM, l'utilisation des germicides sur tous les patients a aussi permis d'empêcher des infections provoquées par d'autres agents pathogènes, soulignent les auteurs de cette recherche.

"Nous devons appliquer les résultats de ces recherches scientifiques pour en faire des mesures pratiques pouvant être utilisées par les médecins et les hôpitaux", a suggéré le directeur des Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC), le Dr Tom Frieden.

Le SARM est résistant aux principaux antibiotiques et cette bactérie est une cause importante d'infections nosocomiales graves, surtout chez les patients hospitalisés déjà malades, selon lui.

Trois-quarts des staphylocoques dorés responsables des infections dans les services de soins intensifs des hôpitaux sont considérés comme multirésistants aux antibiotiques, selon les CDC (Centers for diseases control and prevention).

Selon un rapport des CDC publié en 2012, les infections nosocomiales provoquées par des SARM ont diminué de 48% de 2005 à 2010.

L'étude parue mercredi a été menée par une équipe multidisciplinaire, comprenant notamment l'Université de Californie à Irvine, l'Hospital Corporation of America et les CDC.

js/are/rap

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