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Déficit d'attention: pas de risque de toxicomanie dû à la prise de ritaline

29/05/2013 04:10 EDT | Actualisé 29/07/2013 05:12 EDT

Les enfants souffrant du trouble du déficit d'attention avec hyperactivité traités avec de la ritaline ou de l'adderall n'ont pas de risque accru de toxicomanie en devenant adolescents ou adultes, montre une recherche publiée mercredi aux Etats-Unis.

Selon des études précédentes de l'Université de Californie à Los Angeles (ouest), les enfants atteints de ce trouble semblaient avoir une plus grande propension à recourir aux drogues, à l'alcool ou à fumer en grandissant.

Mais les chercheurs ignoraient si les médicaments utilisés jouaient un rôle.

Ces psychologues ont ainsi analysé les résultats de 15 études de longue durée, dont trois n'ont pas encore été publiées.

Pour ces recherches, plus de 2.500 enfants souffrant du trouble d'attention ont été suivis jusqu'à leur adolescence et l'âge adulte.

"Nous avons constaté que les enfants prenant des médicaments ne présentaient pas plus de risques ou moins de risques de devenir alcooliques ou dépendants de drogues parce qu'ils étaient traités avec ces stimulants", souligne Kathryn Humphreys, psychologue à l'Université de Californie et principal auteur de cette recherche parue dans JAMA Psychiatry du 29 mai.

"Nous n'avons trouvé aucun lien entre l'utilisation de médicaments comme la ritaline et de futurs abus d'alcool, de tabac, de marijuana ou de cocaïne".

Les enfants avaient huit ans en moyenne quand ces recherches ont commencé et 20 ans au moment du suivi le plus récent.

Ils sont originaires de différentes régions des Etats-Unis mais aussi du Canada et d'Allemagne.

"Au moins deux tiers des enfants atteints du trouble du déficit d'attention ont de sérieux problèmes scolaires, ou pour socialiser, et souffrent souvent d'anxiété et de dépression dans leur adolescence", précise Steve Lee, professeur adjoint de psychologie à l'Université de Californie.

Le trouble du déficit d'attention touche de 5 à 10% des enfants aux Etats-Unis, des proportions similaires dans de nombreux autres pays industrialisés.

Ce trouble est trois fois plus fréquent chez les garçons que chez les filles.

Les symptômes sont notamment le fait d'être aisément distrait, de s'ennuyer facilement, ou l'incapacité de finir une tâche simple.

js/sam

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