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Des premiers ministres provinciaux reparlent de réforme du Sénat

29/05/2013 05:02 EDT | Actualisé 29/07/2013 05:12 EDT

TORONTO - Les allégations de malversations qui pèsent sur des sénateurs à Ottawa ravivent dans certaines capitales provinciales le débat sur l'existence même de la chambre haute.

Alors que la première ministre libérale de l'Ontario souhaite une réforme de l'institution parlementaire fédérale, son homologue saskatchewanais demande aux membres de son parti de se prononcer sur son abolition pure et simple.

La position de Kathleen Wynne tranche avec celle de son prédécesseur ontarien, Dalton McGuinty, qui avait dans le passé rejeté toute réforme, et souhaitait l'abolition du Sénat canadien, tout comme le Nouveau Parti démocratique de la province. Les progressistes-conservateurs de l'Ontario favorisent plutôt une réforme du Sénat.

Mme Wynne voit un avantage à conserver une chambre haute au Parlement afin d'obtenir un deuxième avis plus approfondi sur les projets de loi. Elle souhaite donc une réforme du Sénat, mais précise qu'il ne s'agit pas d'une position ferme et qu'elle est prête à en débattre.

La première ministre ontarienne aimerait discuter des façons de réformer le Sénat avec les autres premiers ministres provinciaux. Elle ne s'engage toutefois pas à mettre cette discussion à l'ordre du jour de la prochaine rencontre avec ses homologues, prévue dans sa province au mois de juillet.

Pour sa part, le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, demandera à nouveau à son parti de se prononcer par référendum sur l'abolition du Sénat.

Lors du dernier congrès du Parti saskatchewanais, une motion du même genre avait été battue dans une décision partagée des militants.

Brad Wall, qui est en faveur de l'abolition du Sénat, affirme que les derniers événements à Ottawa ont amené plusieurs membres à vouloir reconsidérer la question.

M. Wall était plutôt jusqu'ici en faveur d'une réforme du Sénat, mais il en est venu récemment à la conclusion que cela ne se produirait jamais.

Le référendum au sein de son parti se tiendra au cours des prochaines semaines et les résultats seront connus au début de juillet. Si les membres sont d'accord pour abolir le Sénat, M. Wall s'engage à forcer la discussion avec les autres premiers ministres à la rencontre des premiers ministres de juillet.

L'Ontario et le Québec comptent chacune 24 représentants à la chambre haute du Parlement, sur un total de 105. La Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick comptent toutes deux 10 sénateurs, l'Île-du-Prince-Édouard quatre, alors que les autres provinces sont représentées par quatre sénateurs. Les trois territoires ont chacun un représentant.

Le premier ministre peut aussi nommer des sénateurs additionnels jusqu'à un maximum de 113.

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