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Sept personnes sont accusées dans un imposant stratagème de cyberblanchiment

28/05/2013 11:49 EDT | Actualisé 28/07/2013 05:12 EDT

NEW YORK, États-Unis - Parlant du stratagème de blanchiment d'argent possiblement le plus important à ce jour aux États-Unis, des procureurs fédéraux ont accusé mardi sept personnes d'avoir orchestré un réseau dans Internet ayant géré 6 milliards $ pour des trafiquants de drogue, des diffuseurs de pornographie juvénile, des voleurs d'identité et d'autres criminels à travers le monde.

L'affaire s'attarde à Liberty Reserve, une compagnie de change et de transactions établie au Costa Rica, qui aurait selon les autorités permis à des clients de transférer de l'argent anonymement d'un compte à l'autre dans Internet pratiquement sans informations à donner.

Selon les autorités américaines, sur une période d'environ sept ans, Liberty Reserve a traité 55 millions de transactions illicites à travers le monde pour 1 million d'usagers, dont 200 000 aux États-Unis.

Le procureur Preet Bharara a soutenu que le réseau était devenu «la banque de prédilection pour le monde criminel souterrain». Il a annoncé les mises en accusation, qui touchent notamment le fondateur Arthur Budovsky, un Américain ayant renoncé à sa citoyenneté américaine après avoir décidé de s'établir au Costa Rica.

Liberty Reserve permettait aux usagers d'ouvrir des comptes en utilisant des noms fictifs, tels que «Russian Hacker» et «Hacker Account». Un enquêteur d'infiltration a été en mesure de s'inscrire sous le nom de «Joe Bogus».

Le réseau chargeait des frais d'un pour cent sur les transactions par l'entremise de tiers qui convertissaient les véritables devises en fonds virtuels et ensuite de nouveau en espèces.

Arthur Budovsky et un autre accusé avaient été arrêtés vendredi à un aéroport de Madrid.

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