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L'émetteur de monnaie numérique Liberty Reserve accusé de blanchiment

28/05/2013 10:35 EDT | Actualisé 28/07/2013 05:12 EDT

La justice new-yorkaise a annoncé mardi la plus vaste enquête jamais menée selon elle en matière de blanchiment d'argent, impliquant l'émetteur de monnaie numérique Liberty Reserve accusé d'avoir blanchi six milliards de dollars.

Incorporé en vertu des lois du Costa Rica, Liberty Reserve, créée en 2006, était une plateforme de paiement électronique permettant à tout individu ayant accès à internet d'envoyer et de recevoir de l'argent de, ou à n'importe qui, n'importe où dans le monde, en dehors de toute réglementation.

Liberty Reserve et sept de ses principaux employés, dont cinq ont été arrêtés vendredi 24 mai en Espagne, au Costa Rica et à Brooklyn (New York) sont accusés de diriger un "programme de blanchiment de 6 milliards de dollars", a annoncé mardi le procureur fédéral de Manhattan.

"Liberty Reserve aurait mené au moins 55 millions de transactions illégales pour au moins un million d'usagers dans le monde entier", a-t-il ajouté dans un communiqué.

Son fondateur, Arthur Budovsky, aurait été arrêté en Espagne. Il fait partie des personnes mises en accusation, avec notamment le co-fondateur de Liberty Reserve Vladimir Kats, qui en était parti en 2009 suite à une dispute avec Budovsky.

L'enquête, a encore poursuivi le procureur Preet Bharara, a impliqué les forces de l'ordre dans 17 pays et serait la plus grande enquête internationale jamais menée en termes de blanchiment d'argent.

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