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Livraison de missiles à la Syrie : Israël « saura quoi faire »

28/05/2013 03:24 EDT | Actualisé 27/07/2013 05:12 EDT

Le scénario de l'extension du conflit syrien à toute la région se met en place jour après jour. Le ministre israélien de la Défense, Moshé Yaalon, a déclaré mardi qu'Israël « saura quoi faire » si la Russie livre les missiles antiaériens S-300 à la Syrie.

« Les livraisons n'ont pas eu lieu, et j'espère qu'elles n'auront pas lieu. Mais, si par malheur, ils [les S-300] arrivent en Syrie, nous saurons quoi faire », a affirmé M. Yaalon.

Pour la radio militaire israélienne, M. Yalom faisait allusion à des raids comme ceux effectués au début mai près de Damas. Ces attaques visaient, selon des responsables israéliens, des convois d'armes destinés au Hezbollah chiite libanais.

Le ministre israélien de la Défense a précisé qu'« il s'agit manifestement d'une menace » pour Israël.

Par ailleurs, M. Yaalon a en outre exclu l'utilisation d'armes chimiques par le régime de Damas contre Israël, estimant que la « dissuasion » israélienne jouait en la matière.

Moscou a défendu mardi la livraison à Damas de S-300 comme un facteur de dissuasion contre une intervention extérieure en Syrie.

« Des mesures de cette sorte dissuadent en grande partie certains esprits échauffés d'envisager des scénarios dans lesquels le conflit prendrait un tour international avec la participation de forces étrangères », a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov.

L'installation des missiles S-300 compliquerait toute nouvelle frappe israélienne en Syrie, et tout projet des États-Unis ou de leurs alliés d'établir une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Syrie ou d'intervenir pour sécuriser ou démanteler des armes chimiques.

Préparation

Les autorités israéliennes ont lancé un exercice destiné à préparer sa population à faire face à des tirs de missiles et de roquettes.

Cette opération fait suite à l'annonce d'une livraison de missiles russes à la Syrie.

Les procédures d'évacuation et de sauvetage de victimes dans les décombres de bâtiments en cas d'attaques, notamment avec des armes chimiques, sont testées depuis dimanche jusqu'à mercredi.

« C'est la capacité de résistance et de sang-froid de l'arrière durant les guerres à venir qui nous permettra de remporter la victoire », a affirmé le général Eyal Eisenberg, chargé de la défense passive.

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