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L'affaire Delisle a eu peu d'effets sur les relations diplomatiques avec Moscou

28/05/2013 06:20 EDT | Actualisé 28/07/2013 05:12 EDT

OTTAWA - L'arrestation d'un officier de la marine canadienne, qui espionnait pour le compte de la Russie, n'a pas empêché le Canada d'inviter le chef d'état-major de l'armée russe à une rencontre des pays de l'Arctique, à Terre-Neuve-et-Labrador, l'an dernier.

Cette visite semble montrer jusqu'où le gouvernement Harper était prêt à aller pour conserver des relations normales avec la Russie dans la foulée de l'affaire Jeffrey Delisle.

Des documents obtenus par La Presse Canadienne montrent que lorsque le scandale impliquant le soldat Delisle a éclaté en janvier 2012, le Canada n'avait pas encore invité les pays qui participeraient à la rencontre des chefs d'état-major trois mois plus tard.

Malgré les dommages causés par les activités d'espionnage du militaire canadien, le général Nikolaï Makarov a été invité à participer à la rencontre qui visait à renforcer la coopération entre les pays du cercle arctique.

La plupart des autres échanges militaires planifiés entre les deux pays l'an dernier, y compris la participation à l'exercice anti-terrorisme Operation Vigilant Eagle, sont demeurés étonnamment normaux.

Le gouvernement Harper a eu du mal à expliquer à ses alliés comment un officier subalterne avait pu subtiliser une quantité importante d'information confidentielle sans soulever des doutes au sein des forces canadiennes.

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