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CB: la téléréalité sur les postes frontaliers suscite toujours la controverse

28/05/2013 05:29 EDT | Actualisé 28/07/2013 05:12 EDT

VANCOUVER - L'Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique a exprimé une nouvelle fois ses inquiétudes concernant une émission de téléréalité sur le travail de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), plaidant que le fait de filmer aux frontières constitue une violation des lois sur la protection de la vie privée.

La BCCLA affirme que l'émission «Border Security», qui en est à sa deuxième saison de tournage, a distribué des affiches dans les postes frontaliers pour aviser les voyageurs de la possibilité qu'ils soient filmés. L'ASFC apporte sa collaboration à l'équipe de tournage, selon l'organisation de défense des droits de la personne.

Ces affiches indiquent que les visages des personnes seront brouillés, mais que les voyageurs qui ne souhaitent pas du tout être filmés doivent contacter les équipes de tournage de «Border Security».

Une version précédente de cet avis prévenait que le simple fait d'entrer dans l'édifice de l'ASFC constituait un consentement automatique à être filmé, et que les images pourraient, de ce fait, être utilisées dans l'émission à moins d'avis contraire.

Le président de l'organisme, Josh Paterson, a soutenu que la participation de l'ASFC à l'émission de téléréalité constitue une violation de la Loi sur la protection de la vie privée, à plus forte raison si l'agence assume que les citoyens consentent à être filmés même si la permission ne leur en est pas demandée.

M. Paterson a demandé aux individus filmés de contacter la BCCLA, qui prévoit déposer une plainte auprès du bureau du Commissariat à la protection de la vie privée du Canada.

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