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Syrie: l'Europe demeure divisée au sujet des ventes d'armes

27/05/2013 06:14 EDT | Actualisé 27/07/2013 05:12 EDT

BRUXELLES - Les dirigeants européens demeuraient divisés, lundi, concernant un éventuel allègement des sanctions qui pèsent contre la Syrie, de manière à fournir des armes aux rebelles qui luttent contre le régime de Bachar el-Assad.

Le gouvernement britannique milite fortement en faveur d'un tel allègement, mais il se heurte à l'opposition de plusieurs autres pays européens qui estiment qu'une injection d'armes ne ferait qu'envenimer encore davantage le conflit, a révélé le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Frans Timmermans.

Son homologue britannique, William Hague, a estimé qu'une modification de l'embargo sur les ventes d'armes enverrait un message clair au régime Assad. L'Autriche, en revanche, est d'avis que l'envoi d'armes aux rebelles viendrait exacerber une situation déjà catastrophique.

D'autres craignent de voir ces armes éventuellement tomber entre les mains de terroristes.

Toute décision nécessite l'accord unanime des 27 membres de l'Union européenne.

Le gouvernement syrien a recours à un arsenal imposant pour tenter d'écraser des insurgés qui ne sont que légèrement armés.

Par ailleurs, les États-Unis, la Turquie et le Qatar ont demandé au Conseil des droits de l'homme des Nations unies d'organiser d'urgence un débat pour trouver une issue au conflit syrien et de s'assurer que les responsables de la mort de milliers de personnes auront à répondre de leurs actes.

La Syrie s'est opposée à cette requête, pendant que la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay, reprochait aux deux camps de la guerre civile syrienne de commettre des crimes.

Enfin, une journaliste de la télévision gouvernementale syrienne aurait été tuée par des rebelles près de la base aérienne de Dabaa, dans la province centrale de Homs.

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