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N.-É.: début mardi des audiences sur le projet hydroélectrique Emera

27/05/2013 04:40 EDT | Actualisé 26/07/2013 05:12 EDT

HALIFAX - La Commission des services publics et de révision de la Nouvelle-Écosse entreprend ce mardi des audiences sur le projet de la compagnie Emera (TSX:EMA) qui propose l'établissement d'un lien maritime devant fournir à la province de l'hydroélectricité en provenance du Labrador.

Les recommandations de la Commission sont attendues pour la fin du mois de juillet.

L'ensemble du projet du Bas-Churchill inclut l'aménagement du cours inférieur du fleuve Churchill, la centrale hydroélectrique de Muskrat Falls, au Labrador, et son lien maritime.

La Commission devra établir si l'option proposée par Emera est la moins dispendieuse pour que la Nouvelle-Écosse ait suffisamment d'hydroélectricité pour les quatre prochaines décennies.

La Commission a noté que depuis 2005, la facture moyenne d'électricité pour les résidences de la Nouvelle-Écosse a augmenté de 67 pour cent.

Le gouvernement néodémocrate de la Nouvelle-Écosse soutient que le lien maritime de près de 190km, qui coûterait au moins 1,5 milliard $, parviendrait à fournir au moins entre 8 et 10 pour cent de l'électricité à la province et amoindrirait les hausses successives de tarifs.

Le projet fait toutefois face à de l'opposition. Un représentant de groupes de consommateurs, John Merrick, déplore qu'il fasse porter trop de risques sur les épaules des contribuables.

À la mi-avril, la Chambre des communes a adopté une motion pour appuyer le financement fédéral au projet du Bas-Churchill, au grand dam du Québec. La garantie d'emprunt était une promesse électorale faite par le premier ministre Stephen Harper durant la campagne de 2011.

Le Québec soutient que grâce au financement fédéral, l'électricité produite au Bas-Churchill pourra être revendue sur des marchés déjà développés par le Québec, ce qui aura un impact sur les profits d'Hydro-Québec et, conséquemment, sur les finances du gouvernement du Québec.

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