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Le maire de Rome, soutenu par Berlusconi, pourrait faire face à un second tour

27/05/2013 04:10 EDT | Actualisé 27/07/2013 05:12 EDT

ROME - Le maire de Rome, qui a reçu un appui tiède du chef de son parti, le controversé Silvio Berlusconi, était à la traîne lundi dans sa tentative de remporter un deuxième mandat et semblait destiné à un second tour, selon les projections du vote, qui a pris fin lundi.

La capitale italienne est la seule grande ville du pays à élire son maire parmi les 500 municipalités appelées aux urnes depuis deux jours. Les élections municipales ont été marquées par une importante baisse du taux de participation à travers le pays, signe que les Italiens sont désenchantées face à leurs politiciens, qui ont été incapables de sortir le pays d'une récession persistante.

Les projections portant sur 47 pour cent des voix à Rome, établies par la société de sondages Tecne, indiquent que le maire sortant, Gianni Alemanno, aurait obtenu environ 29 pour cent des voix, soit près de 15 points de pourcentage derrière son rival de centre-gauche, Ignazio Marino. Les autres candidats sont loin derrière, indiquent les projections.

Les projections de Tecne ont été commandées par la télévision Sky TG24 et comportent une marge d'erreur de deux points de pourcentage.

Le décompte actuel des voix, réalisé sur environ 50 pour cent des bureaux de vote dépouillés jusqu'à maintenant, confirme ces projections, selon les chiffres diffusés par le ministère de l'Intérieur.

Si aucun des candidats n'obtient 50 pour cent des voix, les deux candidats arrivés en tête s'affronteront au second tour, dans deux semaines.

Au-delà du prestige de remporter la mairie de la capitale italienne, les élections à Rome sont considérées comme un test de l'influence de l'ancien premier ministre Silvio Berlusconi, empêtré dans des problèmes judiciaires.

Le parti de centre-droit de M. Berlusconi, Le peuple de la liberté, et le parti de centre-gauche d'Ignazio Marino, le Parti démocrate, sont les deux principaux partenaires du gouvernement national, formé d'une coalition tendue entre ennemis politiques, qui ont accepté de gouverner ensemble pour mettre fin à deux mois d'impasse après les élections parlementaires du mois de février.

Silvio Berlusconi a dirigé le dernier rassemblement partisan de Gianni Alemanno la semaine dernière. Lors de son discours, prononcé devant une foule clairsemée, il n'avait pas sa vigueur habituelle.

La course à la mairie de Rome était aussi une chance de conquérir une grande ville pour le Mouvement 5 étoiles, dirigé par un humoriste qui affirme que les partis traditionnels sont discrédités et trop éloignés des préoccupations des citoyens. Le candidat du Mouvement 5 étoiles à Rome, Marcello De Vito, semble avoir terminé loin derrière les autres, selon les projections.

«Nous serons une opposition coriace» à l'hôtel de ville, a déclaré M. De Vito devant les journalistes lundi.

M. Alemanno a minimisé l'importance de sa seconde place et s'est concentré sur le prochain rendez-vous aux urnes.

«Un second tour est une autre paire de manches», a déclaré le maire sortant aux journalistes.

Le taux de participation à Rome a plongé à environ 54 pour cent des électeurs, comparativement à 74 pour cent aux élections municipales de 2008.

Le taux de participation national a également baissé, passant de 77,2 pour cent en 2008 à 62,4 pour cent cette année.

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