BIEN-ÊTRE

Le chef montréalais Éric Gonzalez boxera pour la bonne cause

27/05/2013 11:10 EDT | Actualisé 27/07/2013 05:12 EDT
courtoisie

Un chef sur un ring. Non, ce n'est pas le titre du nouveau livre de recettes à la mode mais bien ce qui va se passer le 4 juin prochain dans la salle ovale de l'hôtel Ritz-Carlton. Éric Gonzalez, le chef du restaurant l'Auberge Saint-Gabriel de Montréal montera sur le ring pour un combat de boxe organisé dans le cadre d'une soirée caritative dont les profits seront remis à la Fondation pour l'enfance Starlight.

Mais avant de boxer, c'est en cuisine que le chef de l'Auberge devra livrer bataille, dans un combat des chefs qui l'opposera à Marino Tavares du Ferreira Café, Renato Ferrante du restaurant Da Vinci ainsi que Patrick Bermand du restaurant Patrick Bermand à Mont-Tremblant. Joe « Fair but Firm » Cortez, membre du Temple de la renommée de la boxe décidera de qui a remporté la victoire culinaire.

Les chefs poseront ensuite leur tablier pour enfiler les gants. Dans la salle, 200 personnes parmi lesquelles des légendes de la boxe comme Sugar Ray Leonard, Jake « Raging Bull » LaMotta et Leon Spinks. Cette soirée, au cours de laquelle plusieurs articles de boxe portés par Muhammad Ali et Sugar Ray Leonard seront vendus aux enchères, est aussi le lancement officiel du livre The Future of Boxing (www.futureofboxing.com) de l'auteur Alexandre Choko, ancien boxeur et entraineur d'Éric Gonzalez.

Le Huffington Post Québec est allé assister à une séance d'entrainement du chef montréalais, quelques jours avant son combat. Pendant 90 minutes, Alexandre Choko n'a pas lâché son poulain et l'a fait transpirer à grosses gouttes. Après un échauffement au vélo stationnaire Éric Gonzalez se lance dans une séance de shadow-boxing, une technique de boxe dans le vide qui sert à travailler notamment les déplacements et les combinaisons de coups. C'est ensuite le temps de frapper dans les «pattes d'ours» que son entraineur lui tend. Mais le plus intense reste à venir: des rounds avec des sparing partners sur le ring. Trois adversaires différents ont combattu le chef qui n'a que quelques mois d'expérience en boxe mais se sent déjà très à l'aise. «Je vois beaucoup de similitudes entre la cuisine et la boxe, dit le chef de l'Auberge Saint-Gabriel. Dans les deux cas, on retrouve cette notion de combat avec soi-même, c'est un état d'esprit à avoir, on doit être prêt, moralement et physiquement et livrer la marchandise au moment donné».

À l'issue de cette séance d'entrainement intense, Éric Gonzalez a le sourire, son entraineur aussi. «Éric a fait un travail incroyable depuis quatre mois, dit Alexandre Choko. Il s'est amélioré et possède à la fois des coups très puissants et une présence incroyable sur le ring, il est imposant et ne recule pas face à son adversaire, le combat pourrait avoir lieu demain, je le sens prêt».

De son côté, le Éric affiche également une certaine sérénité. «Mon mental a beaucoup changé, positivement, dit le chef-boxeur. Quand je prends les coups désormais je ne soupire plus intérieurement, je ne me décourage plus, au contraire, ça me motive encore plus à faire mieux au coup d'après. C'est sûr que techniquement je peux encore m'améliorer, mais je me sens très bien physiquement. Je me sens prêt et j'espère que mon adversaire l'est aussi, parce que je vais tout donner».

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