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Arthur Porter est arrêté par les autorités du Panama

27/05/2013 07:49 EDT | Actualisé 27/07/2013 05:12 EDT

MONTRÉAL - Arthur Porter, ex-patron du Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité (CSARS), recherché au Québec pour fraude et abus de confiance, a été arrêté lundi au Panama.

Le commissaire de l'Unité permanente anticorruption (UPAC), Robert Lafrenière, a annoncé lundi soir l'arrestation d'Arthur Porter et de sa conjointe Pamela Porter par les autorités du Panama.

Ces arrestations effectuées en sol étranger ont pu être réalisées grâce à la collaboration du Service des enquêtes sur la corruption de la Sûreté du Québec, de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et d'Interpol.

Un processus d'extradition visant les deux accusés est en cours.

Le Bureau de lutte à la corruption et la malversation du Directeur des poursuites criminelles et pénales avait autorisé des chefs d'accusation pour fraude, complot pour fraude, fraude envers le gouvernement, abus de confiance, commissions secrètes et recyclage des produits de la criminalité contre Arthur Porter.

Quant à Pamela Mattock Porter, elle fait face à des chefs d'accusation pour recyclage des produits de la criminalité et pour complot.

L'UPAC a émis en février un mandat d'arrêt contre le médecin, qui est accusé de corruption en lien avec la construction du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), un projet de 1,3 milliard $.

M. Porter était le directeur du CUSM lorsque la fraude aurait prétendument eu lieu, entre 2008 et 2011. Il a quitté son poste en 2011 lorsque des allégations de mauvaise gestion ont fait les manchettes.

Au Canada, M. Porter a déjà été directeur du Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité (CSARS), le «chien de garde» des services d'espionnage. C'est le premier ministre canadien Stephen Harper qui l'avait nommé à ce poste.

M. Harper avait fait valoir que les gestes criminels allégués de M. Porter n'avaient rien à voir avec le travail qu'il avait accompli pour le gouvernement du Canada.

Le Dr Arthur Porter, qui résidait désormais aux Bahamas, soutenait récemment être atteint d'un cancer avancé de phase 4, et trop malade pour se déplacer.

Le gouvernement canadien avait déjà tenté d'obtenir l'extradition des Bahamas de M. Porter.

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