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Affaire Delisle: les États-Unis se sont inquiétés de la faille de sécurité

27/05/2013 04:05 EDT | Actualisé 27/07/2013 05:12 EDT

OTTAWA - Les États-Unis ont effectué un rigoureux suivi auprès d'importants centres de renseignements militaires canadiens dans la foulée du scandale de la fuite d'informations secrètes par le militaire Jeffrey Delisle, afin de s'assurer que des mesures de sécurité plus strictes avaient été mises en place, selon des sources.

Selon une source militaire, des agents de liaison américains sur les côtes de l'Atlantique et du Pacifique ont eu le mandat de vérifier si les autorités canadiennes avaient mis en place des mesures plus serrées de conformité et d'imputabilité en lien avec la manipulation de renseignements secrets partagés.

Cette supervision accrue faisait suite aux failles qui ont permis à l'ancien sous-lieutenant Jeffrey Delisle d'utiliser une disquette et une clé USB pour copier et passer en contrebande de l'information secrète hors du centre de renseignements de Halifax connu sous le nom de Trinity.

L'ex-militaire âgé de 42 ans a été arrêté par la Gendarmerie royale du Canada en janvier 2012, et a été condamné à une peine de 20 ans de prison après avoir plaidé coupable à une accusation d'avoir fourni du matériel secret à la Russie, en échange de sommes d'argent, pendant plus de quatre ans de façon régulière.

Dimanche, La Presse Canadienne a révélé que le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) surveillait Delisle depuis des mois, en 2011, avant que la GRC n'amorce une enquête et étoffe un dossier criminel.

Durant cette période de temps, le SCRS était au courant des dossiers secrets — notamment le contenu exact des documents — que Delisle fournissait sans embûches à Moscou.

Le ministre de la Sécurité publique, Vic Toews, a été pressé de questions aux Communes, lundi, à l'égard de ces informations.

Le chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair, a demandé au ministre si le FBI — plutôt que le SCRS — avait informé la GRC sur Jeffrey Delisle.

Vic Toews a simplement dit qu'il ne s'impliquait pas dans les questions opérationnelles de sécurité et soutenu que ces informations dans les médias sont «totalement incorrectes».

Il a par la suite ajouté que les renseignements pertinents «sont partagés entre les agences de maintien de l'ordre en respect des lois canadiennes».

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