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Rassemblement des forces souverainistes

26/05/2013 03:35 EDT | Actualisé 25/07/2013 05:12 EDT

Des centaines d'indépendantistes se sont réunis tout le week-end à Montréal dans le cadre du congrès de la Convergence nationale afin d'évaluer les possibilités de collaboration pour faire du Québec un pays souverain.

Alliés sur le plan idéologique mais rivaux lors des élections, les participants au rassemblement qui se voulait « le plus important rassemblement indépendantiste non partisan depuis 1995 » ont tenté de trouver des moyens de limiter la division du vote souverainiste lors des prochaines élections.

Selon le Nouveau Mouvement pour le Québec (NMQ), à l'origine de l'événement, 19 circonscriptions majoritairement indépendantistes ont été perdues aux mains des candidats fédéralistes en raison de la division du vote lors des dernières élections québécoises.

Jean-Martin Aussant, chef d'Option nationale, souligne que le mode de scrutin divise autant les souverainistes que les fédéralistes, et que le rassemblement de ce week-end est un « point de départ » afin d'évaluer s'il être possible de présenter seulement un candidat souverainiste dans certaines circonscriptions lors des prochaines élections.

Par exemple, un seul candidat souverainiste pourrait être choisi par les militants des différents partis lors d'une élection primaire, a expliqué M. Aussant sur les ondes de RDI, dimanche après-midi.

L'objectif ne serait donc pas de faire élire une majorité de députés d'une même formation politique, mais plutôt d'élire un maximum d'élus souverainistes à l'Assemblée nationale.

Au terme du congrès, le ministre péquiste Pascal Bérubé, le porte-parole de Québec solidaire Andrés Fontecilla et le chef d'Option nationale Jean-Martin Aussant ont appelé à s'engager pour que les partis souverainistes se parlent et se rapprochent, sans toutefois promettre d'alliance.

Plusieurs personnalités ont participé au congrès de la Convergence nationale, dont Dominic Champagne, Joseph Facal, Alexis Martin, Gabriel Nadeau-Dubois, Jacques Létourneau, Paul Piché, Raymond Legault et Bernard Landry.

L'ex-premier ministre, qui a prononcé le discours de clôture, a affirmé que le Québec n'avait plus droit à l'erreur, qu'il faut faire avancer « la patrie avant les partis » et que « l'indépendance n'est ni à gauche, ni à droite, mais en avant ».

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