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Syrie : intenses bombardements sur Qousseir pour déloger les rebelles

25/05/2013 03:47 EDT | Actualisé 24/07/2013 05:12 EDT

L'armée syrienne a imposé un bombardement continu samedi sur la ville de Qousseir dans le cadre d'une offensive menée depuis plusieurs jours pour chasser les rebelles de cette ville stratégique dans la province centrale de Homs, et sur l'axe reliant la capitale Damas au littoral.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), basé à Londres, fait état d'au moins 22 morts, dont 18 rebelles.

Selon l'OSDH, les bombardements n'ont jamais été aussi intenses depuis le début de l'offensive de l'armée syrienne, loyale au président Bachad Al-Assad.

La télévision d'État syrienne rapporte des gains importants sur le terrain, alors que des militants locaux nient ces percées du régime et soutiennent que les rebelles défendent toujours leurs positions. La télévision d'État indique que l'armée a pénétré dans l'aéroport militaire de Dabaa, une position rebelle clé au nord de Qousseir

Le Hezbollah s'invite officiellement dans le conflit

Par ailleurs, le mouvement chiite libanais Hezbollah joue désormais un rôle déclaré dans le conflit syrien. La milice, qui avait d'abord tenté de nier son implication, promet une victoire pour le régime de Bachar Al-Assad.

Lors d'un discours à l'occasion du 13e anniversaire du retrait israélien du Liban, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a déclaré que « la résistance ne peut rester les bras croisés quand sa protection arrière est exposée et quand son support se brise. Si nous n'agissons pas, nous sommes des idiots ».

Guerre d'influence

Sur le plan diplomatique, une véritable guerre d'influence a lieu depuis trois jours à Istanbul, en Turquie. Une quatrième journée de discussions sera d'ailleurs nécessaire pour tenter de rapprocher les points de vue au sein de la Coalition nationale syrienne, selon un opposant cité par l'AFP.

La Coalition nationale syrienne, principal groupe d'opposants au régime syrien, est à la recherche d'un soutien international, mais elle est confrontée aux rivalités régionales et de divergences entre ses membres. La Coalition est notamment divisée en raison de la guerre d'influence des puissances régionales : d'un côté l'Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis qui veulent élargir la coalition pour réduire l'influence des Frères musulmans, et de l'autre la Turquie et le Qatar qui soutiennent la confrérie islamiste.

Les pourparlers achoppent notamment sur le nombre de membres de la Coalition et l'agenda des discussions.

Le secrétaire d'État américain, John Kerry, et son homologue russe, Sergueï Lavrov, doivent se réunir lundi à Paris pour faire le point sur les préparatifs de la conférence de paix qui doit se tenir en juin à Genève.

Vendredi, le ministère russe des Affaires étrangères a indiqué que le régime de Bachar Al-Assad a donné son accord de principe sur sa participation à cette conférence internationale sur la Syrie.

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