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Sorel-Tracy : des centaines d'emplois menacés à l'usine Rio Tinto

25/05/2013 09:09 EDT | Actualisé 25/07/2013 05:12 EDT

Au moins 230 emplois sont menacés à l'usine Rio Tinto de Sorel-Tracy, en Montérégie, indiquent des représentants syndicaux. Ces compressions risquent de porter un dur coup à la région, puisque l'usine y est le plus gros employeur.

La direction de Rio Tinto, Fer et Titane a rencontré les employés cette semaine. La Confédération des syndicats nationaux (CSN), qui représente les travailleurs de l'usine, a dit craindre que de 230 à 400 emplois soient en péril d'ici 2014.

Le syndicat juge injustifiés les licenciements exigés. « Les compressions sont dues à la dépréciation des actifs; on paie les frais d'autres usines moins rentables », a expliqué samedi matin sur les ondes de RDI le président du Syndicat des ouvriers du fer et titane, Jacques Boissonneau.

M. Boissonneau reconnaît que le marché et les conditions économiques sont moins favorables qu'auparavant, mais croit que la société cherche avant tout à compenser la perte de valeur de 14 milliards de dollars subie l'an dernier, en grande partie à cause de l'acquisition d'Alcan. 

Sam Walsh, nouveau président et chef de la direction de Rio Tinto, cherche à réduire de 5 milliards de dollars les coûts du géant minier au cours des deux prochaines années.

Le plan de restructuration présenté par la direction prévoit l'élimination d'environ 75 postes d'ici septembre et de 155 autres un an plus tard.

Des pourparlers avec la direction en vue du renouvellement de la convention collective ont été amorcés en février dernier. « Tout allait bien jusqu'à l'annonce du plan de restructuration », s'est étonné M. Boissonneau.

Le syndicat entend consulter sous peu ses membres pour déterminer la marche à suivre et espère faire reculer l'employeur.

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