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Naufrage à Tabusintac : un pêcheur déplore l'absence de service en français

24/05/2013 05:14 EDT | Actualisé 24/07/2013 05:12 EDT

Un pêcheur dénonce le délai des secours d'urgence et leur capacité à offrir un service en français, lors du naufrage qui a fait trois morts à Tabusintac, au Nouveau-Brunswick.

Denis Thibodeau n'a pas été témoin du naufrage, mais il était en communication radio avec des pêcheurs qui tentaient de venir en aide aux naufragés.

Le matin du 18 mai dernier, M. Thibodeau a appelé le Centre de recherche et de sauvetage d'Halifax pour signaler qu'un bateau était en détresse.

Il dénonce l'inefficacité des répondants du centre.

« Le premier qui m'a parlé, c'était en anglais. Il a essayé de faire de son mieux pour me parler en français, mais j'ai eu de la difficulté [à comprendre], surtout dans un cas d'urgence où on est stressé et tout », explique le pêcheur.

Ces préoccupations font écho à celles émises par le Commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, l'an dernier.

Celui-ci avait affirmé que le Centre de recherches et de sauvetage d'Halifax ne détenait pas le personnel qualifié pour répondre aux appels de détresse des marins et des pêcheurs francophones.




Un délai d'intervention trop important, selon le pêcheur

Puisque l'hélicoptère Cormoran décollait d'Halifax, Denis Thibodeau estime que l'appareil est arrivé dans un temps raisonnable. Il croit cependant qu'un hélicoptère basé en permanence dans la région de Miramichi dans le nord-est de la province, par exemple, aurait pu faire une grande différence selon lui.

« J'ai un message à faire à Stephen Harper : avec les jets sur lesquels il mise pour attaquer d'autre monde, pourquoi ne pas avoir un autre un hélicoptère qui serait situé ici, en cas d'urgence? »

Il n'a pas été possible d'obtenir une réaction du Centre de recherches et de sauvetage d'Halifax.

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