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L'entraîneur Hawkins aime l'attitude des vétérans, la culture gagnante des Als

24/05/2013 07:05 EDT | Actualisé 24/07/2013 05:12 EDT

MONTRÉAL - Dan Hawkins aime bien l'idée d'entamer sa carrière d'entraîneur dans la Ligue canadienne de football au sein d'une équipe gagnante.

Mais le vétéran entraîneur dans les rangs universitaires américains a de grands souliers à chausser chez les Alouettes de Montréal puisqu'il doit remplacer Marc Trestman, qui a quitté après cinq saisons et deux coupes Grey pour devenir l'entraîneur-chef des Bears de Chicago, dans la NFL.

«Nous n'avons peut-être pas la même feuille de route, mais au fond de nous-même nous nous rejoignons sur la philosophie qui doit être prônée au football et sur la culture qu'il faut instaurer afin d'avoir une organisation gagnante», a dit Hawkins vendredi en conférence téléphonique.

«Peu importe si je suis le nouveau-venu ou si je suis ici depuis cinq ans, je pense toujours de la même façon — nous pouvons encore nous améliorer et aspirer aux grands honneurs.»

Depuis que les Alouettes sont revenus à Montréal après une absence de 10 ans en 1996, la plupart des entraîneurs ont connu du succès à leur première campagne à la barre du club.

Dave Ritchie a présenté une fiche de 13-5 en 1997, Charlie Taaffe a compilé un dossier de 12-6 en 1999, Don Matthews fut 13-5 en 2002 en plus de remporter la coupe Grey, tandis que Trestman a bouclé sa saison recrue dans la LCF à 11-7.

Certes, ces résultats ont été obtenus pendant une séquence où les Oiseaux ont présenté un dossier supérieur à ,500 à chaque saison — sauf 2007 (8-10), lorsque le directeur général Jim Popp a pris les commandes de l'équipe en transition, et 2001 (9-9) sous la gouverne de Rod Rust et Popp.

«La raison pour laquelle ça s'est produit, c'est parce qu'on gagne comme organisation», a mentionné Hawkins. «Ça prend la contribution de chacun.

«Tout le monde accorde le crédit à l'entraîneur-chef et c'est compréhensible, mais il y a tellement d'autres facteurs. Jim donne le ton et sélectionne les joueurs. De mon point de vue, si vous analysez les succès obtenus à la première saison (d'un entraîneur), vous comprenez que c'est une marque de commerce et qu'il faut donner le crédit à l'organisation parce que c'est la culture, l'environnement, dans lequel une nouvelle personne se retrouve.»

Hawkins a indiqué qu'il avait été impressionné par la qualité des joueurs qui ont participé à un mini-camp d'entraînement à Orlando, en Floride, et par les séquences vidéos des Alouettes — qui ont compilé une fiche de 11-7 en saison régulière, avant de s'incliner en finale de l'Est devant les Argonauts de Toronto — en 2012.

«Les niveaux de talent, d'expérience et de leadership sont impressionnants», a-t-il confié. «Ils ont triomphé dans les situations les plus corsées.

«Tu peux avoir tout le talent du monde, mais si tu n'instaures pas la bonne culture, alors tu connaîtras des ennuis.»

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