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Le Centre canadien de prévision des ouragans s'attend à une saison active

24/05/2013 01:24 EDT | Actualisé 24/07/2013 05:12 EDT
AP
FILE- In this Sept. 1, 1992 file photo, Janny Vancedarfield sits in front of the debris that was once his house in Florida City, Fla. Vancedarfield lived in this house with six other family members before it was destroyed by Hurricane Andrew in September 1992. Two decades later, Homestead and Florida City have doubled in size into a demographically different community, better prepared to deal with hurricanes. (AP Photo/Lynne Sladky, File)

HALIFAX - À l'instar des experts américains, le Centre canadien de prévision des ouragans (CCPO) prédit lui aussi une saison active cette année, affirmant que les résidants des provinces de l'Atlantique devraient commencer à se préparer pour y faire face.

Le CCPO a indiqué vendredi que la température inhabituellement plus élevée de l'océan Atlantique était l'un des facteurs expliquant cette prévision. La saison à venir s'inscrit ainsi dans une période de 15 ans marquée par une forte intensité des ouragans.

Aux États-Unis, l'agence américaine d'étude de l'océan et de l'atmosphère (NOAA) prédit qu'il y a 70 pour cent de chances que la saison des ouragans 2013 soit plus active que la moyenne. Les spécialistes prévoient de 13 à 20 tempêtes majeures dans l'Atlantique, dont sept à 11 qui pourraient devenir des ouragans, et trois à six qui pourraient être des ouragans majeurs, de catégorie trois, quatre ou cinq.

En moyenne, une saison des ouragans compte 12 tempêtes auxquelles les météorologues attribuent un nom, six ouragans et trois tempêtes majeures avec des vents soufflant jusqu'à 175 kilomètres/heure, selon la NOAA.

La saison des ouragans débute officiellement le 1er juin. Les météorologues donnent un nom aux tempêtes tropicales quand leurs vents dépassent les 62 kilomètres/heure. Une tempête devient un ouragan quand ses vents dépassent les 119 kilomètres/heure.

Selon le CCPO, le nombre de tempêtes qui prennent forme dans l'Atlantique Nord et le nombre de celles qui se rendent jusque dans les eaux canadiennes n'est pas forcément lié. Un responsable du centre, Chris Fogarty, a souligné qu'il ne fallait qu'un seul ouragan à toucher terre pour qu'une saison soit éprouvante.

Il a ajouté que le CCPO encourageait les résidents de l'est du pays à prendre les mesures de précaution nécessaires dès maintenant et ce, peu importe le nombre de tempêtes prévues pour l'océan Atlantique.

«La température de l'eau dans l'océan Atlantique est déjà d'un ou deux degrés plus élevée que la normale dans la zone où se forment les ouragans. Et l'eau ne fera que continuer à se réchauffer au cours de l'été, et c'est cette température-là, entre autres, qui fera en sorte qu'on aura un nombre plus ou moins élevé de tempêtes entre la fin du mois d'août et le début d'octobre», a expliqué Bob Robichaud, météorologue au CCPO.

Le centre surveille de quatre et cinq cyclones tropicaux par année, dont deux touchent le sol canadien, et deux ou trois autres qui menacent les eaux du large, a précisé M. Forgaty.

Les États-Unis ont connu leur troisième saison des ouragans la plus active en 2012, avec 19 tempêtes à avoir été baptisées par les météorologues. Dix d'entres elles se sont transformées en ouragans et deux en tempêtes majeures, dont Sandy.