NOUVELLES

Attentat d'Agadez: l'armée nigérienne donne l'assaut et tue deux insurgés

24/05/2013 12:27 EDT | Actualisé 24/07/2013 05:12 EDT

NIAMEY, Niger - L'armée du Niger, aidée par les forces spéciales françaises, a donné l'assaut vendredi pour mettre fin à une prise d'otages dans une base militaire à Agadez, dans le nord du pays, une opération qui s'est soldée par la mort de deux jihadistes.

Au moins deux soldats, qui avaient été pris en otages par les insurgés, ont été libérés, selon des sources nigériennes et françaises.

Le ministre nigérien de la Défense, Kardijo Mahamadou, a confirmé vendredi que l'armée avait réussi à s'introduire à l'intérieur d'un bâtiment de la base militaire à Agadez, où les otages avaient été emmenés. Les soldats ont fouillé un dortoir et y ont retrouvé les deux hommes retenus en otages, a-t-il poursuivi, ajoutant que les assaillants avaient également été repérés dans le bâtiment et abattus.

L'opération est désormais terminée, a indiqué M. Mahamadou.

À Paris, un représentant du ministère de la Défense a confirmé que des forces spéciales françaises avaient pris part à cette opération, indiquant lui aussi que les otages avaient été libérés, sans toutefois en préciser le nombre.

L'assaut de vendredi met ainsi un terme à l'une des attaques les plus graves à avoir été perpétrées dans la région du Sahel, avec le double attentat à la bombe de jeudi matin à la base militaire d'Agadez et dans une mine d'uranium exploitée par une société française à Arlit.

Au moins 21 personnes et cinq insurgés ont été tués dans l'attaque, selon le ministère nigérien de la Défense.

À Agadez, au moins deux jihadistes avaient survécu aux explosions et s'étaient enfermés dans un dortoir. Des échanges de tirs avec les forces nigériennes et françaises ont alors eu lieu, mais on ignore pendant combien de temps l'affrontement s'est prolongé.

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a déclaré à la chaîne BFM que les forces spéciales françaises avaient été impliquées à la demande du président nigérien.

Le double attentat-suicide a été revendiqué par le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO), une branche d'Al-Qaïda dans la région, tenue responsable de l'attentat au site pétrolier algérien d'In Amenas, en janvier, qui s'était soldé par la mort de 37 travailleurs étrangers.

Le double attentat a également été revendiqué par Moktar Belmoktar, un terroriste algérien dont le groupe, «Les signataires par le sang», est également tenu responsable de l'attentat d'In Amenas.

PLUS:pc