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Washington va fermer son bureau de lutte antidrogue en Bolivie

23/05/2013 01:24 EDT | Actualisé 23/07/2013 05:12 EDT

Les Etats-Unis ont décidé de fermer à court terme leur bureau de lutte antidrogue à La Paz après la décision bolivienne d'expulser en 2009 leur agence DEA (Drug Enforcement Administration), a annoncé jeudi un responsable américain.

"Je suis fier du travail accompli (en Bolivie) ces trente dernières années; cela étant, il est temps de s'en aller", a déclaré lors d'une audition devant le Congrès le secrétaire adjoint pour la lutte antidrogue William Brownfield.

"Mon intention est de fermer notre section d'une façon raisonnable et ordonnée", a-t-il ajouté.

Le bureau dirigé par M. Brownfield au sein du département d'Etat a réduit drastiquement son budget pour la Bolivie depuis l'expulsion de l'ambassadeur des Etats-Unis en 2008, suivi par celle de la principale agence antidrogue américaine DEA début 2009, au motif que ces derniers s'immiscaient dans la vie politique bolivienne.

Washington étudie en parallèle toutes les options possibles pour faire pression sur le gouvernement d'Evo Morales afin d'obtenir la libération de Jacob Ostreicher, un Américain détenu dans le pays depuis 18 mois et accusé d'avoir blanchi de l'argent des narcotrafiquants, a également déclaré jeudi devant le Congrès le numéro deux de la section Amérique latine au département d'Etat John Feeley.

Lundi, l'acteur américain Sean Penn, connu pour son militantisme, avait appelé les organisateurs du rallye Paris-Dakar à boycotter la Bolivie comme étape de la prochaine édition de la course, pour faire pression sur le pays qui maintient injustement --selon lui-- Jacob Ostreicher.

Autre dossier venu dernièrement compliquer un peu plus les relations entre La Paz et Washington: l'annonce le 1er mai par Evo Morales de l'expulsion du pays de l'agence américaine pour le développement international USAID.

L'USAID se trouve dans ce pays "pour des objectifs politiques et non pour des objectifs sociaux", avait estimé M. Morales, une des figures de la gauche radicale latino-américaine, tout comme l'était le président vénézuélien décédé Hugo Chavez.

jz/sam/are

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