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Plus du tiers des élèves du secondaire victimes d'intimidation

23/05/2013 03:29 EDT | Actualisé 22/07/2013 05:12 EDT

Six mois après la mise en oeuvre de la Loi visant à prévenir et à combattre l'intimidation et la violence à l'école, l'Institut de la statistique du Québec révèle que 37 % des élèves québécois du secondaire avouent avoir été victimes de violence.

 Au cours de l'année scolaire 2010-2011, plus du tiers des élèves ont ainsi subi l'une des formes de violence suivantes : se faire crier des injures, se faire frapper, se faire taxer, ou se faire cyberintimider.

Des quelque 63 200 élèves interrogés, 42 % des garçons ont dit avoir été intimidés à l'école ou sur le chemin menant de l'école à la maison. Chez les filles, le nombre chute à 29 %. Les jeunes filles ne sont pas épargnées pour autant puisqu'elles sont victimes en plus grand nombre de la cyberintimidation, le pendant virtuel de l'intimidation. Elles sont 7 % à avoir été cyberintimidées au moins une fois, contre 4 % des garçons.

L'enquête révèle également que 38 % des élèves disent avoir déjà eu un comportement violent direct, comme frapper, se battre ou menacer les autres.

La violence s'introduit même dans les relations amoureuses des jeunes québécois. Le quart d'entre eux admettent avoir fait usage de violence dans une relation amoureuse, que ce soit de manière psychologique, physique ou sexuelle.

L'enquête indique toutefois que près du trois quarts des élèves québécois sont bien entourés par leur famille pour traverser la période du secondaire. 

Ces résultats proviennent du deuxième volet de l'Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire réalisée en 2010-2011, qui portait spécifiquement sur la santé mentale et l'adaptation sociale des jeunes.

À titre comparatif, respectivement 20 % et 16 % des élèves américains disent avoir été victimes de violence ou de cyberintimidation.

Au Québec, les derniers résultats émanant de l'Institut de la statistique du Québec datent de 1999. Les résultats de l'enquête dévoilaient que 46 % des élèves de 13 ans et 25 % des élèves âgés de 16 ans étaient victimes d'intimidation.

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